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Incidences Comment fonctionnent les analyses de l'eau Préalables Utilisateurs éventuels Perspectives futures Points de contact Ressources Complément d'information Une eau potable sûre est essentielle à la santé. Toutefois, les méthodes classiques d'analyse de la qualité de l'eau, qui doivent faire appel à des laboratoires perfectionnés et à des techniciens hautement compétents, ne peuvent pour la plupart être utilisés dans bon nombre de pays en développement et de localités éloignées au Canada. Sans des analyses adéquates de l'eau, les gens risquent de boire de l'eau contaminée par des virus et des bactéries vecteurs de maladies éventuellement mortelles comme le choléra, la fièvre typhoïde, la dysenterie et l'hépatite infectieuse. En 1984, le CRDI a pris les devants pour trouver une solution en finançant des recherches en Asie, en Afrique et en Amérique latine afin d'évaluer la précision, la simplicité et le coût des tests actuels d'analyse de l'eau. Dès 1989, les chercheurs avaient trouvé quatre tests, fort simples mais prometteurs, et les avaient adaptés à un usage ordinaire dans des laboratoires communautaires du Sud. Ces tests ont pour but de confirmer la présence ou l'absence d'agents microbiologiques liés à des maladies d'origine hydrique (voir Comment fonctionnent les analyses de l'eau ci-après). Pendant ce temps, la communauté crie de Split Lake, au Manitoba, aux prises depuis plusieurs années avec des problèmes de santé causés par l'eau, a demandé l'aide d'Environnement Canada. Les cris ont été financés par le CRDI, et un nouveau projet est né. Le projet cherchait à déterminer si les collectivités isolées pouvaient exploiter leur propre laboratoire d'analyse de l'eau en faisant appel à des techniciens locaux et à des tests simples et peu coûteux, et prendre des mesures préventives ou correctives selon les résultats obtenus. Le projet a eu tellement de succès qu'en 1993 le CRDI a parrainé un deuxième projet : un programme de formation sur l'utilisation des tests d'analyse de l'eau donné par des techniciens cris aux membres de deux communautés autochtones du Chili, les Mapuches. Nous avons prouvé que ces analyses pouvaient se faire par des non-scientifiques de l'endroit, souligne Gilles Forget, directeur des programmes Santé, société et environnement au CRDI. Se fondant sur l'expérience de Split Lake, Santé Canada a par la suite lancé un programme national en vue de former des techniciens des Premières Nations au contrôle de la qualité de l'eau potable basé sur le bouillon de détection.
Comment fonctionnent les analyses de l'eau Les recherches financées par le CRDI en Asie, en Afrique et en Amérique latine ont amené les responsables à choisir trois techniques anciennes mais toujours valables. Ces analyses, au même titre que le test plus récent de détection des bactéries coliformes, ont été adaptées pour satisfaire d'une façon à la fois simple, fiable et économique aux besoins des collectivités isolées. Les quatre tests servent à déceler la présence d'agents microbiologiques liés aux maladies transmises par l'eau. Ils peuvent être effectués presque n'importe où à l'aide d'un matériel et de produits chimiques aisément disponibles.Deux des tests conviennent au contrôle de l'eau potable. Dans le cas du bouillon de détection, les échantillons d'eau sont mélangés à un bouillon de culture et incubés pendant au plus cinq jours à des températures variant entre 26 et 35 °C. Un changement de couleur de pourpre à jaune indique qu'il y a contamination. Dans le test au sulfure d'hydrogène (H2S), une bandelette de papier buvard est plongée avec l'échantillon d'eau dans un milieu d'incubation à une température se situant entre 25 et 35 °C. La présence de bactéries est décelée par la production de sulfure d'hydrogène qui a la propriété de faire virer au noir la bandelette. Le test peut aussi indiquer le degré de pollution de l'eau. Les deux autres tests conviennent mieux aux eaux de plaisance et aux sources d'eau. Le test de détection des coliphages indique la présence de virus qui accompagnent les bactéries fécales, comme Escherichia coli (E. coli), et qui s'en nourrissent; c'est souvent aussi un signe de la présence d'autres bactéries, virus ou parasites dangereux transmis par l'homme. Pour vérifier la présence de colibacilles, les échantillons d'eau sont incubés pendant la nuit à une température de 25 à 35 °C dans des boîtes de Pétri contenant de petits disques de papier filtre sur lesquels se trouvent les bactéries séchées E. coli et un bouillon de culture ou une gélose nutritive. Les endroits clairs dans la gélose opaque après 8 à 24 heures d'incubation signifient que la croissance d'E. coli a été stoppée à cause de la présence de matières fécales dans le prélèvement d'eau. Dans le test du bouillon A-1, les échantillons d'eau sont incubés pendant 24 heures à une température de 44,5 °C dans une série de tubes renfermant un milieu de culture. Si des coliformes fécaux sont présents dans l'échantillon, ils se multiplieront et produiront un gaz qui deviendra visible dans un deuxième tube plus petit posé à l'envers sur le premier. Ce test est très fiable mais exige une température d'incubation précise et élevée. Formation de trois à cinq jours pour les techniciens locaux; laboratoire équipé d'un matériel standard minimal, soit une balance, un élément chauffant, un nombre suffisant de tubes à essais et un incubateur bon marché afin de maintenir une température optimale. Le test du bouillon A-1 nécessite un incubateur plus perfectionné. Les collectivités isolées et/ou les laboratoires décentralisés chargés des tests courants de la qualité de l'eau; les laboratoires d'écoles intéressés à offrir aux étudiants la possibilité de faire des expériences en sciences environnementales appliquées. Les Mapuches de Maquehue, au Chili, ont opté pour le contrôle systématique de la qualité de l'eau. Ils travaillent aussi avec la commission régionale de surveillance des eaux afin de faire connaître leur approche communautaire à d'autres collectivités mapuches du Chili. Panama, les Philippines et l'Irlande songent aussi à confier à leurs collectivités la vérification de la qualité de l'eau tandis que le gouvernement de l'Indonésie étudie la possibilité d'utiliser le test au sulfure d'hydrogène pour l'analyse régulière de la qualité de l'eau dans les collectivités rurales.Gilles Forget, scientifique principal Bernard Dutka Gabriela Castillon M. Wang Chee Woon De l'eau potable pour la campagne chilienne, Le CRDI explore Testing the Water: Milestones of Research, CRDI Le CRDI coordonne un noeud d'information sur la qualité de l'eau pour le compte du Global Applied Research Network in Water Supply and Sanitation (GARNET). GARNET favorise la collaboration et l'échange de renseignements entre les scientifiques et les institutions du Nord et du Sud s'intéressant à la recherche sur le contrôle de la qualité de l'eau.Retour à la page index Nayudamma Copyright © 1998 Centre de recherches pour le développement international |
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