ID : 34477
Ajouté le : 2003-07-24 15:44
Mis à jour le : 2006-03-31 12:12
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L'EAU / Chapitre 1. L'enjeu
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La gestion de pénuries d’eau est l’un des défis les plus importants auxquels doit faire face la majorité des pays du monde. Gérer localement devient plus indispensable que jamais
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Le chapitre premier de la publication du CRDI, L’eau : Gérer localement, montre comment la rareté de l’eau nuit aux pays riches comme aux pays pauvres, décrit l’ampleur actuelle et future des pénuries d’eau potable à l’échelle planétaire, traite du défi que représente la gestion efficace et efficiente de l’eau, et examine le rôle capital de la gestion locale dans la recherche de solutions au manque d’eau. Les ressources qui suivent complètent ce chapitre.
APERÇU GLOBAL : LA RÉALITÉ DE LA PÉNURIE D’EAUL’état de la population mondiale 2001 - L’environnement : tendances actuelles Comme le rapporte le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), la population mondiale a triplé au cours des 70 dernières années alors que le volume d’eau utilisé a sextuplé. L’eau potable fait défaut à plus d’un milliard de personne et trois milliards de personnes n’ont pas accès à un réseau d’assainissement. Plus de 90 % des eaux résiduaires des pays en développement sont rejetées sans épuration dans le sol et les eaux de surface. Le FNUAP estime qu’en 2000, 508 millions de personnes vivaient dans 31 pays souffrant de stress hydrique ou des régions sans réseau hydrograhique permanent; en 2025, il s’agira plus vraisemblablement de 3 milliards de personnes dans 48 pays. L’Institut des ressources mondiales Ce site web (en anglais) donne accès à une abondante information sur les ressources en eau et les écosystèmes d’eau douce, y compris à des cartes et des profils de 145 bassins hydrographiques du monde, dont 91 transfrontières. Une liste de liens mène à d’autres sites connexes. Présentation à l’occasion de la réunion des donateurs, Forum de la gestion de la demande en eau (en anglais) À l’échelle mondiale, les bassins hydrographiques des régions arides et semi-arides abritent environ un milliard de personnes, mais regroupent 70 % des populations les plus pauvres et 44 5 des enfants dont la croissance est freinée par la malnutrition. La région du Moyen- Orient et de l’Afrique du Nord (MOAN) contient 5 % de la population mondiale, mais moins de 1 % des réserves d’eau douce renouvelables. Des 20 pays qui doivent composer avec moins de 1 000 mètres cubes d’eau potable, par personne, 15 se trouvent dans la région MOAN. Lors d’une présentation faite au bureau du CRDI au Caire en novembre 1999, David Brooks, auteur de L’eau : Gérer localement, a fait valoir que la gestion de la demande est, bien qu’elle soit la moins bien comprise, la meilleure solution aux pénuries d’eau pour les décennies à venir. Water Management in Africa and the Middle East: Challenges and Opportunities (Résumé français) (sous la direction de Eglal Rached, Eva Rathgeber et David B. Brooks, CRDI, 1996) L’Afrique et le Moyen-Orient font face à une crise : le volume disponible d’eau douce renouvelable, par personne, par année, a diminué de moitié depuis 1950, et continue de décroître. Dans ce libre, des chercheurs font le point sur cette crise, détermine les principaux enjeux et les grandes tendances et élaborent des stratégies pour la poursuite des recherches. Ils se penchent sur les problèmes qui se posent dans diverses régions, en Afrique orientale où règne la sécheresse jusqu’au Moyen-Orient, où l’eau est un facteur déterminant des conflits régionaux, en passant par les régions tropicales où la qualité de l’eau est source d’inquiétude et où les maladies liées à l’eau sont endémiques.
LES RESSOURCES EN EAU, SOURCE DE CONFLITSPartout, aujourd’hui, on reconnaît que la question de la pénurie d’eau déborde les frontières communautaires et politiques; c’est un problème qui touche tous les pays de tous les continents. De fait, pour plusieurs pays, le plan d’eau est la frontière. Environ 40 % de la population mondiale vit présentement dans des bassins hydrographiques communs à plus d’un pays. Un grand nombre de pays (qu’on pense à Israël et à la Palestine) sont tributaires des mêmes aquifères surexploités. Voilà pourquoi la pénurie d’eau, lorsqu’elle est mal gérée, est si souvent cause de conflit. Voilà aussi pourquoi, plus souvent encore, les gens trouvent moyen de gérer cette eau partagée davantage par la coopération que par la guerre. Dossier : Conflits autour des ressources naturelles Pourquoi des conflits surgissent-ils, au Canada comme dans les pays en développement, pour s’approprier les terres, l’eau ou le bois ? Explorez les facteurs socio-économiques, culturels et politiques qui engendrent de tels conflits et examinez les meilleures approches pour y mettre fin Articles reliésPour qui coulent ces eaux ? Cet article est une version abrégée du discours prononcé par David Brooks à la Première Conférence internationale d’universitaires israéliens et palestiniens sur l’eau, tenue à Zurich (Suisse) en décembre 1992, organisée par l’Institut Truman de l’université hébraïque de Jérusalem et commanditée par le CRDI. L’accès à l’eau en Méditerranée orientale : source de conflit ou de coopération ? (Décembre 1998) Une des causes historiques du conflit au Moyen-Orient pourrait favoriser la coopération régionale. À long terme, le besoin d’eau commun aux deux pays pourrait aussi être un important facteur du processus de paix, ont laissé entendre des conférenciers invités à un colloque sur les ressources en eau organisé en novembre 1998 par le CRDI et l’Université Carleton. Trinquer avec son ennemi (Décembre 2000) Si la volonté politique de faire la paix existe, l’eau ne sera pas une entrave. Si vous cherchez des raisons de vous battre, l’eau vous en donnera amplement l’occasion. [Uri Shamir, hydrologiste israélien] La gestion des conflits sur les pompes à main dans les villages du Burkina Faso (Juin 2001) Les jeunes gens de Silmiougou, village du centre du Burkina Faso, aimeraient bien se trouver des compagnes parmi les femmes des villages voisins. Ils ont toutefois un sérieux handicap qui n’a rien à voir avec leur qualité de futurs maris : leur village ne possède qu’une pompe à main pour 3 000 personnes. C’est pourquoi les femmes des alentours répugnent à l’idée d’épouser un homme de ce village. Elles savent que, jour après jour, elles devront s’astreindre à passer des heures à aller chercher assez d’eau pour subvenir aux besoins de leur famille. Livres connexesWater Balances in the Eastern Mediterranean (Résumé français) (sous la direction de David B. Brooks et Ozay Mehmet; CRDI, 2000) Les origines de la déstabilisation, de l’immigration et des conflits locaux qui règnent dans le monde se trouvent souvent dans les pénuries d’eau. Au Moyen-Orient et dans la région de la Méditerranée orientale, la situation frôle la crise. Les populations qui vivent dans cette partie du globe n’ont accès qu’au sixième de l’eau potable disponible en moyenne, par personne, dans le reste de la planète. Même si les prévisions d’une « guerre de l’eau » au Moyen-Orient s’estompent, la coopération régionale pour la gestion efficace des ressources en eau est tout aussi urgente. Watershed: The Role of Fresh Water in the Israeli-Palestinian Conflict (Stephen C. Lonergan et David B. Brooks; CRDI, 1995) Cet ouvrage décrit la crise de l’eau à laquelle Israël et les territoires palestiniens occupés doivent faire face aujourd’hui. Les auteurs examinent l’importance géopolitique et économique de l’eau dans cette région, les problèmes de l’approvisionnement et de la qualité de l’eau, et les conflits régionaux attribuables à l’eau. Ils proposent des solutions susceptibles d’être mises en pratique sur-le-champ. Ce livre aborde dans une perspective unique l’eau comme source de conflit et solution possible au processus de paix. Management of Shared Groundwater Resources: The Israeli–Palestinian Case with an International Perspective (sous la direction d’Eran Feitelson et Marwan Haddad; CRDI/Kluwer Academic, 2001) Pour s’approvisionner en eau potable, tant les Palestiniens que les Israéliens sont tributaires des aquifères qui traverse leurs territoires. Ces aquifères sont au centre des négociations entre la Palestine et Israël, l’eau étant souvent considérée comme un obstacle de taille au rétablissement de la paix. Cet ouvrage présente un cadre pour la gestion conjointe l’aquifère de montagne particulier à cette région. C’est le premier livre qui traite explicitement de la gestion des eaux souterraines transfrontières, enjeu qui, de plus en plus, occupe une place centrale dans les discussions internationales et interorganisationnelles.
POURQUOI GÉRER LOCALEMENT ?La gestion communautaire des ressources naturelles, et plus précisément la gestion de l’eau, doit faire partie intégrante des vastes approches adoptées pour résoudre les problèmes de pénurie. Gérer localement permet de démocratiser et de décentralisation la prise de décisions et l’obligation de rendre compte. Bien orchestrée, la gestion locale donne aux gens la possibilité de prendre part à des décisions qui façonnent leur avenir. Et elle encourage l’intégration du savoir traditionnel aux avancées scientifiques afin de favoriser une gestion efficace et équitable des ressources. Déclaration de Dublin sur l’eau dans la perspective d’un développement durable La Conférence internationale sur l’eau et l’environnement, tenue à Dublin (Irlande) du 26 au 31 janvier 1992, réunissait 500 participants : des experts désignés par les gouvernements d’une centaine de pays et des représentants de 80 organisations internationales, intergouvernementales et non gouvernementales. La Déclaration de Dublin a été adoptée à l’issue de la séance de clôture. Les participants à la Conférence ont demandé que l’on aborde l’évaluation, la mise en valeur et la gestion des ressources en eau dans une perspective radicalement nouvelle, ce qui ne sera possible que par l’engagement de tous les responsables politiques, des plus hautes instances de l’État aux plus petites collectivités. Gestion de l’eau – les pays industrialisés ont encore beaucoup à apprendre (Juillet 2002) Quelle est la meilleure façon de gérer l’approvisionnement en eau? Selon Mark Winfield, directeur du programme de gouvernance de l’environnement de l’Institut Pembina, et David B. Brooks, économiste et spécialiste des ressources naturelles, les Canadiens peuvent en apprendre beaucoup à ce sujet de communautés locales ailleurs dans le monde. Comment vaincre la pénurie d’eau (Novembre 1997) « À moins que les tendances actuelles ne soient inversées, le monde fera face à une crise majeure de l’eau », déclare Ismail Serageldin, vice-président de la Banque mondiale, à propos de cette calamité silencieuse qui menace l’humanité. Bien que la planète ait suffisamment d’eau pour approvisionner ses habitants, la répartition inégale de cette ressource a des effets dévastateurs. Cultiver la paix : Conflits et collaboration dans la gestion des ressources naturelles (sous la direction de Daniel Buckles; CRDI, 1999) Depuis bien longtemps, les ressources naturelles — comme les terres, l’eau et les forêts — sont à l’origine de nombreux conflits à travers le monde. Cultiver la paix présente des études de cas originales provenant d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, émaillées d’essais sur les dimensions culturelles des conflits, la signification de l’analyse des intervenants, l’incidence des interventions propices au développement sur la paix et le conflit, et les dimensions politiques de la gestion des conflits. Perspective... Cultiver la paix : du conflit à la collaboration dans la gestion des ressources naturelles Qu’il s’agisse d’un différend entre paysans voisins ou d’un débat international sur le partage de ressources telles qu’une voie navigable, les gens se disputent les ressources naturelles dont ils ont besoin pour maintenir ou améliorer leur qualité de vie. Dans bien des cas, lorsqu’une ressource naturelle donnée est au coeur d’un différend, les solutions se trouvent de plus en plus dans une nouvelle pratique et sphère de recherche : la gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN).
Tête-à-tête avec David Brooks sur la rareté de l’eau et la gestion locale 2002-03-15
Il n’existe pas de solution magique en ce qui concerne la gestion des pénuries d’eau auxquelles sont confrontés de nombreux pays, mais on ne tient pas suffisamment compte d’un élément de la solution, à savoir la gestion de l’eau à l’échelle locale ou communautaire. Tel est le point de vue de David Brooks, auteur du récent ouvrage intitulé L’eau : gérer localement, que publie le CRDI.
Personne-ressources 2003-07-29
Les faits essentiels sur l'eau douce 2003-07-25
L'EAU / Avant-propos@ David Brooks CRDI 2002
L'EAU / Annexe : Sources et ressources@ David Brooks CRDI 2002
L'EAU / Chapitre 1. L'enjeu@ David Brooks CRDI 2002
La gestion de pénuries d’eau est l’un des défis les plus importants auxquels doit faire face la majorité des pays du monde. Gérer localement devient plus indispensable que jamais
L'EAU / Préface@ Margaret Catley-Carlson CRDI 2002
Des solutions locales à la crise mondiale de l'eau@ Kevin Conway 2001-05-31
Pour éviter de nouveaux « Walkerton » David B. Brooks and Mark Winfield
LAssemblée générale des Nations Unies a proclamé l'année 2003 Année internationale de l'eau douce. Une belle occasion pour réfléchir au drame de la ville de Walkerton (Ontario, Canada ) engendré par la contamination du réseau d'alimentation en eau potable de cette ville. Un tel drame pourrait affliger dautres collectivités au Canada. Quels choix se présentent ?...
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