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40e anniversaire du CRDI

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Bill Carman

ID : 34548
Ajouté le : 2003-07-25 12:41
Mis à jour le : 2006-01-23 16:14
Refreshed: 2010-02-02 22:03

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Écosystèmes et santé humaine
Recherche sur les relations entre toutes les composantes d'un écosystème, pour définir et évaluer les problématiques prioritaires qui influent sur la santé d'une collectivité et la durabilité de l'écosystème dans lequel elle vit


Gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN)
Gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN)Gestion communautaire des ressources naturelles(GCRN) encourage des projets novateurs pour une exploitation des ressources naturelles plus productive, équitable et durable en Asie.


Pauvreté urbaine et environnement
Pauvreté urbaine et environnementActivités de recherche-action et de renforcement des capacités contribuant à réduire les pressions qui s’exercent sur l’environnement et à accroître l'accès aux ressources naturelles des pauvres en milieu urbain, en vue d’une meilleure sécurité alimentaire et hydrique et d’une plus grande sécurité du revenu


Programme d'économie environnementale pour l'Asie du Sud-Est
Le Programme d'économie environnementale pour l'Asie du Sud-Est (EEPSEA) appuie la formation et la recherche en économie de l'environnement et des ressources naturelles dans la région de l'Asie du Sud-Est.

L'EAU / Annexe : Sources et ressources

L'EAU / Chapitre 2. Les voies de la recherche
Les recherches sur le terrain portent sur trois grandes catégories : approvisionnement en eau à petite échelle; épuration et réutilisation des eaux résiduaires; irrigation et aménagement des bassins hydrographiques

LES VOIES DE LA RECHERCHE : L'eau
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Le chapitre 2 de L’eau : Gérer localement  expose les trois approches adoptées par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) en ce qui a trait à la gestion de l’eau : approvisionnement en eau à petite échelle; épuration et réutilisation des eaux résiduaires; irrigation et aménagement des bassins hydrographiques. Les ressources suivantes complètent ce chapitre.


APPROVISIONNEMENT EN EAU À PETITE ÉCHELLE

Les capteurs de brouillard

Les capteurs de brouillard sont de longs et fins filets en polypropylène qui transforment les brouillards en eau. La recherche financée par le CRDI depuis le milieu des années 1980 révèle qu’ils peuvent fournir de petits volumes d’eau potable lorsque d’autres solutions se révèlent inaccessibles ou inabordables. Pourtant, malgré leur fine technicité, les capteurs de brouillard n’ont pas eu autant de succès dans la pratique. Aujourd’hui, la recherche sur la collecte d’eau des brouillards emprunte de nouvelles avenues, inattendues. En Israël, en Suède et en Tanzanie, des chercheurs s’intéressent à la collecte de rosée et captent l’humidité des vents nocturnes qui soufflent même dans les déserts les plus arides.

Des nuages aux robinets : le captage de brouillard dans divers coins du globe
(Octobre 1998) Il y a six ans, des capteurs de brouillard étaient installés pour la première fois à Chungungo, petit village isolé du Chili, afin d’y accroître les réserves d’eau potable. Aujourd’hui, grâce à cette technique fort simple, les réserves d’eau potable à Chungungo ont plus que doublé et d’autres collectivités de partout dans le monde s’en sont inspirées.

Fiche technique : Capteurs de brouillard
À Chungungo, au Chili, petit village situé dans une des régions les plus arides du monde, l’eau est une denrée précieuse. Avec l’aide financière du CRDI, des scientifiques chiliens et canadiens ont mis au point un système d’approvisionnement en eau peu coûteux et durable : un filet en polypropylène tendu entre deux poteaux, un peu comme sur un gigantesque terrain de volley-ball.

Le captage des eaux de pluie

Le captage de l’eau de pluie sur les toits existe depuis des siècles dans les régions arides et semi-arides, mais elle est commune aussi dans les climats de mousson, où les pluies diluviennes sont saisonnières, et sur les îles où il n’y a jamais d’eau douce en abondance. Le principal défi consiste à  garder l’eau propre et à trouver un moyen rentable de l’emmagasiner.

Le captage d’eau de pluie sur les toits de Gaza
(Novembre 1998) Un toit ne sert pas seulement à se protéger de la pluie. Il peut aussi contribuer à l’approvisionnement en eau potable. Grâce à l’appui du CRDI, des chercheurs canadiens et palestiniens ont fait l’essai de 11 systèmes de captage d’eau de pluie sur les toits dans la bande de Gaza, région qui souffre d’une pénurie d’eau amenée par la sécheresse, la pollution des eaux souterraines et l’instabilité politique. Ce projet a porté sur l’efficacité technique et la rentabilité de ces systèmes ainsi que sur le degré d’acceptation de l’eau recueillie sur les toits.

La collecte d’eau d’irrigation

Le recyclage et la collecte d’eau de pluie dans les régions où elle est rare, pour irriguer les jardins, abreuver le bétail ou même pour la consommation humaine, sont des activités auxquelles se livrent les collectivités depuis des milliers d’années. En règle générale, la méthode est la plus efficace là où il n’y a pas assez de pluie pour mener à bien les activités agricoles sans intervention, mais suffisamment pour garantir une production végétale au moins épisodique.

Pour lutter contre la désertification : Le captage de l’eau en Jordanie
(Mai 1997) Par une matinée venteuse, la poussière de Muwaggar, près d’Amman, rend tout uniformément beige, cachant le soleil et recouvrant d’une épaisse couche de sable les cyprès rachitiques de la station expérimentale de l’Université de la Jordanie. Le bassin hydrographique de Muwaggar, large de 5 km et long de 15 km, est représentatif des autres régions arides et semi-arides de la Jordanie et des pays avoisinants où les précipitations annuelles sont en moyenne inférieures à 200 millimètres.


PROTECTION ET RÉALIMENTATION DES AQUIFÈRES

Du Sahel à l’Amérique latine en passant par l’Indonésie, les aquifères subissent les contrecoups de la mauvaise gestion (ou de l’absence de gestion). Dans plusieurs régions, les réserves d’eau douce provenant des aquifères ont dramatiquement diminué; certaines sont complètement taries, du moins pendant les saisons sèches. En outre, la qualité des aquifères s’est dégradée, soit en raison de la salinisation qui, souvent, résulte de la réduction de la pression d’eau causée par le surpompage, soit par l’infiltration de fertilisants, de déchets chimiques et d’autres contaminants.

Sao Paulo en eaux troubles
(Avril 1994) À Sao Paulo, première ville d’Amérique du Sud et coeur industriel du continent, le développement est payé au prix fort comme on peut le voir dans les eaux troubles et contaminées des rivières Tiete et Pinheiros qui traversent la tentaculaire mégalopole. Ce qui n’est pas encore assez clair, c’est l’effet que ces rivières — saturées d’écoulements d’égouts et de déchets industriels — ont sur la nappe phréatique à laquelle ils sont reliés par un aquifère peu profond.

Vers la durabilité des sources d’approvisionnement en eau
(Janvier 1998)  En août 1997, une cinquantaine de ministres, de sous-ministres et de directeurs de divers organismes intéressés à la gestion de l’eau se sont réunis à Managua, au Nicaragua, afin d’évaluer l’avenir de la ville au chapitre de l’approvisionnement en eau. D’après le plan directeur dont ils ont entrepris l’étude, il serait possible de réduire la dépendance à l’égard du réservoir aquifère situé juste aux  limites de la capitale. Le plan laisse entendre que le pompage de l’aquifère a été trop intense au cours des dernières décennies et qu’il ne  suffit plus aux besoins de la population croissante de  Managua. Pourtant, les nouvelles qui leur sont parvenues ce jour-là contredisent le plan directeur. Dans une présentation détaillée, un étudiant en maîtrise, à l’emploi du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles du Nicaragua, prétend que l’aquifère de Managua contient encore une abondante réserve d’eau.

Poser les jalons de la cogestion de l’aquifère de montagne israélo-palestinien
(Septembre 1998) Depuis 1993, des Israéliens et des Palestiniens de différentes spécialités proposent un plan de cogestion de l’aquifère de montagne, qui fournit aux Israéliens environ 50 % de leur eau potable.

Management of Shared Groundwater Resources: The Israeli–Palestinian Case with an International Perspective
 (sous la direction d’Eran Feitelson et de Marwan Haddad; CRDI/Kluwer Academic 2001)
Pour s’approvisionner en eau potable, tant les Palestiniens que les Israéliens sont tributaires des aquifères qui traverse leurs territoires. Ces aquifères sont au centre des négociations entre la Palestine et Israël, l’eau étant souvent considérée comme un obstacle de taille au rétablissement de la paix. Cet ouvrage présente un cadre pour la gestion conjointe l’aquifère de montagne particulier à cette région. C’est le premier livre qui traite explicitement de la gestion des eaux souterraines transfrontières, enjeu qui, de plus en plus, occupe une place centrale dans les discussions internationales et interorganisationnelles.


TECHNIQUES DIVERSES

Fiche technique : Trousse portative d’analyse de l’eau
Une eau potable sûre est essentielle à la santé. Toutefois, les méthodes classiques d’analyse de la qualité de l’eau, qui doivent faire appel à des laboratoires  perfectionnés et à des techniciens hautement compétents, ne peuvent pour la  plupart être utilisés dans bon nombre de pays en développement et de localités  éloignées au Canada. Le CRDI a financé des recherches en Asie, en Afrique et en Amérique latine afin d’évaluer la précision, la simplicité et le coût des tests actuels d’analyse de l’eau. Les résultats sont éloquents.
(Voir aussi : Testing the Waters)

Une recette toute simple pour détecter les contaminants dans l’eau
(Décembre 1997) Imbiber un morceau de papier absorbant d’eau non traitée. Y placer des graines de laitue et laisser incuber à température ambiante de quatre à cinq jours. Comparer la longueur des racines ainsi obtenues à celles de graines semées dans des conditions normales et arrosées d’eau potable exempte de
produits toxiques : voici une recette tout simple pour évaluer la toxicité de l’eau potable.

Fiche technique : La pompe à main en PVC
L’eau souterraine, purifiée par les filtres naturels contenus dans le sol, est la meilleure dans biens des régions du monde. Dans les pays en développement, toutefois, la technologie utilisée pour pomper l’eau du sol n’a pas toujours été fiable. Pendant des années, les pompes à main utilisées en région rurale tombaient en panne parce qu’elles n’étaient pas conçues pour servir dans des conditions difficiles et pour un usage intensif. Elles restaient dans un état délabré parce que les pièces de rechange étaient difficiles à obtenir. Aujourd’hui, 13 pays en développement et des milliers de personnes peuvent se servir d’une meilleure pompe à main grâce au soutien financier du CRDI.

Fiche technique : La désinfection de l’eau par rayonnement solaire
S’inspirant de méthodes d’épuration de l’eau qui avaient cours en Inde 2 000 ans avant Jésus-Christ, des chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth, au Liban, ont mis au point, avec l’aide du CRDI, un moyen peu coûteux et pratique d’approvisionner en eau potable les régions urbaines et rurales des pays en développement. Il suffit de pouvoir orienter le soleil de façon qu’il détruise les  bactéries présentes dans l’eau. L’eau ainsi traitée peut être bue sans danger et servir aussi à préparer les solutions utilisées pour la réhydratation par voie orale des enfants diarrhéiques qui sont déshydratés.


ÉPURATION ET RÉUTILISATION DES EAUX RÉSIDUAIRES

Longtemps, pour faire face aux pénuries d’eau, on a recyclé l’eau après usage. Cela pourrait vouloir dire la réutilisation, après épuration, des « eaux grises » provenant des douches et baignoires, de la lessive et de la cuisine; il s’agit aussi, mais avec beaucoup plus de précautions, du recyclage des « eaux noires » provenant des cabinets d’aisances. En certains endroits, le recyclage des eaux usées est une tradition locale franchement admise. Ailleurs, il s’agit d’une nouvelle et urgente nécessité.

Wastewater Use in Irrigated Agriculture: Confronting the Livelihood and Environmental Issues
(sous la direction de Christopher Scott, Naser I. Faruqui et Liqa Raschid; CABI/CRDI/IWMI, 2004)

Ce livre examine de façon éclairée les utilisations qui ont déjà été faites des eaux usées en agriculture partout dans le monde. Pour ce faire, il se base sur les articles de pairs qui identifient et expliquent les questions au centre du débat sur l’utilisation des eaux usées en agriculture. Une attention particulière est portée à l’utilisation des eaux usées non traitées sous forme d’études de cas sur le terrain réalisées en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine qui traitent des impacts et des risques pour l’environnement et la santé.

Des solutions régénératives pour la gestion des déchets organiques
(Février 2000) À quelque chose malheur est bon. Voilà ce que professe  Gregory Rose lorsqu’il cherche à résoudre un des problèmes environnementaux et de santé publique les plus pressants de l’heure : comment disposer du volume croissant des matières de vidange, aussi appelées « eaux noires ».  Au cours des 50 dernières années, le volume des eaux usées domestiques produites à l’échelle du globe a plus que doublé. La plus grande partie de ces eaux-vannes provient des villes champignons qui abondent dans les pays du Sud, posant à la santé publique des problèmes semblables à ceux qui ont mené à ce qu’on a appelé la réforme sanitaire en Europe au XVIIIe siècle.

CFP Report 27: Community-Based Technologies for Domestic Wastewater Treatment and Reuse: Options for Urban Agriculture
(Gregory D. Rose; printemps 1999)
La mauvaise gestion des eaux résiduaires et domestiques dans plusieurs régions urbaines du sud présente un défi majeur. L’accumulation de déchets humains est constante et les eaux résiduaires mal gérées contribuent directement à la contamination des sources d’eau potable disponibles localement. L’absence de gestion des eaux résiduaires peut avoir des effets destructeurs sur la santé publique et écosystémique. La gestion des déchets urbains peut et doit être transformée pour passer d’un système linéaire basé sur l’élimination à un système de recouvrement à boucles fermées qui contribue au maintien de la santé publique et à la conservation de l’eau et des sources de nutriments.

Wastewater Treatment and Reuse for Food and Water Security
(Naser I. Faruqui; avril 2000)
Ce mémoire porte sur le traitement et la réutilisation des eaux usées pour assurer la sécutité alimentaire et de l’approvisionnement en eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.


IRRIGATION ET GESTION DES BASSINS HYDROGRAPHIQUES

La gestion de l’eau de surface

Les recherches sur l’eau de surface financées par le CRDI ont surtout été centrées sur les régions arides et semi-arides où la pénurie d’eau freine le développement et où les gains, sur le plan des revenus comme de la qualité de vie, dépendent de l’efficacité des systèmes d’irrigation. Dans plusieurs de ces régions, l’eau sert à de multiples usages tant pour répondre aux besoins de l’agriculture qu’à ceux des ménages.

L’Égypte rurale en quête d’un environnement durable : Quand la science se marie au savoir traditionnel
(Mars 1997) La survie des habitants de la côte nord-est de l’Égypte est liée aux chutes de la pluie. Les 300 000 Bédouins qui vivent dans le pays depuis le XVII siècle se fondent sur les niveaux de précipitations pour déterminer la quantité d’orge qu’ils sèmeront et pour choisir les pâturages où leurs chèvres brouteront. Et même pour fixer la date d’un mariage... qui sera célébré, la plupart du temps, une année de grandes précipitations ! Car les ressources en eau de la région sont non seulement rares, elles sont extrêmement variables. Au cours des siècles, les Bédouins ont su s’adapter à la situation en mettant au point de savantes stratégies de gestion de leurs maigres ressources hydrauliques.

La gestion de l’eau au Népal
(Janvier 1998) Au royaume du Népal, où se trouvent les plus hautes montagnes du monde, il est parfois plus rentable de penser petit. Du moins, c’est ce que prétendent deux ingénieurs pour ce qui est de la gestion de l’eau. « Il faut éliminer l’idée fixe qui prévaut ici où dès qu’on parle d’eau, il est question de projets et selon laquelle tous les projets doivent être des initiatives d’envergure », affirme Dipak Gyawali de la Fondation pour la conservation de l’eau du Népal.  Gyawali et son collègue, Ajaya Dixit, se sont donné pour mission de détruire les idées fausses et de convaincre le gouvernement d’examiner tous les moyens d’améliorer la gestion de l’eau avant d’entreprendre de grands projets,  coûteux et souvent risqués.

L’agriculture durable dans le bassin de Tarim en Chine
(Mars 2000) Le bassin de Tarim, situé dans le nord-ouest de la Chine, est la zone la plus aride d’Eurasie. Malgré l’hostilité du climat qui règne dans le bassin, les agriculteurs locaux y produisent le sixième du coton du pays. Ils cultivent aussi des céréales, des fruits, de la soie et de la laine. De tout temps, les activités agricoles ont été centrées dans les oasis de la région, mais le détournement des sources d’eau et l’irrigation ont donné lieu à une expansion notable de l’agriculture. Toutefois, une étude parrainée par le CRDI révèle que l’utilisation non durable de l’eau et des pratiques culturales inappropriées ont contribué à la déforestation, à l’alcalinité du sol et au déclin de la productivité agricole dans le bassin de Tarim.

La sempiternelle bataille de la gestion de l’eau dans les Andes
(Mai 2000) « L’eau qui arrive à notre village est complètement contaminée. Et, durant la saison sèche, nous n’avons pratiquement pas d’eau », affirme Salomon Acosta, agriculteur de Mascarilla, en Équateur. Ce problème touche des milliers de fermiers du bassin fluvial El Angel qui sont tributaires de canaux d’irrigation construits il y a des centaines d’années. Vers la fin de 1995, des chercheurs de la région ont créé le consortium Carchi pour offrir aux citoyens, aux ONG, aux universités nationales et étrangères, aux centres internationaux de recherche et aux organismes gouvernementaux une tribune où gérer conjointement ce labyrinthe de canaux.

Pour mesurer le débit de l’Indus : un nouveau système de prévision au Pakistan
(Mai 2001) Un partenariat de recherche entre le Pakistan et le Canada a mené au lancement d’un système de prévision très perfectionné qui promet d’aider les autorités pakistanaises à mesurer avec précision le débit de l’Indus, principale artère d’un des plus grands réseaux d’irrigation du monde. Ce système pourrait aider le Pakistan à optimiser la distribution de l’eau à l’échelle nationale en déterminant
quelle proportion d’eau est consacrée à l’irrigation, à l’industrie et aux besoins domestiques.

L’exploitation des ressources communautaires en Chine
(Juin 2001) Dans les lointaines bourgades des hautes terres du Guizhou — une des provinces les plus pauvres de la Chine — les villageois ont résolu un problème qui existait depuis 200  ans. En collaboration avec des chercheurs de l’Académie des sciences agricoles du Guizhou (GAAS) et grâce à l’appui du CRDI, ils ont réussi à assurer un approvisionnement en eau régulier. Ils ont reboisé les terres, transformé une terre inculte en un verger de pêchers et entrepris d’autres initiatives productives en mettant à profit la gestion communautaire des ressources naturelles (GCRN).

La gestion des eaux souterraines

Les hommes et les femmes captent l’eau dans le sous-sol depuis l’époque biblique et même avant. Pendant des siècles, la profondeur des puits se limitait à celle des trous creusés à la main (rarement plus de 10 mètres) ou forés mécaniquement (jusqu’à quelques dizaines de mètres de profondeur) en mettant hommes ou bêtes à contribution. Aujourd’hui, les machines modernes creusent à des centaines de mètres sous la terre, ce qui souvent soumet les réserves souterraines à un épuisement catastrophique. Il est urgent d’envisager la gestion de l’eau sous de nouvelles perspectives.

À la découverte des eaux du désert de Jordanie
(Janvier 2002) Une équipe de chercheurs a découvert un système d’aquifères peu profonds, juste sous la surface de  la badia en Jordanie, qui pourraient constituer une source d’eau vitale pour la population semi-nomade de la région. Qu’est-ce qui explique la présence insolite d’eau à faible distance sous la surface du désert ? Principalement une bizarrerie de la géologie locale.

La gestion des eaux souterraines et de surface

Nombre de collectivités dans le monde survivent parce qu’elles exploitent à la fois l’eau de surface et les eaux souterraines, une utilisation combinée qui souvent alterne avec le rythme des pluies saisonnières. En règle générale, les ménages et les agriculteurs captent l’eau dans le sous-sol afin de prolonger la croissance des cultures après la fin de la saison des pluies, mais, dans certaines régions, l’eau de surface constitue à l’année longue le complément temporaire des eaux souterraines et des aquifères.

Fiche technique : De l’eau en réserve dans le Deccan, en Inde
Il n’y a pas si longtemps, la population d’Akole Taluka, zone tribale de l’Inde centrale, était réduite à passer le plus clair de son temps à chercher de l’eau pour son usage domestique. La pauvreté, la maladie et la faible productivité agricole étaient monnaie courante. La misère généralisée laissait peu de place à l’espoir d’une vie meilleure. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui : les populations de ce coin de pays ont désormais accès à de l’eau à longueur d’année avec des surplus pour irriguer leurs terres, jadis incultes. Cet heureux dénouement est largement imputable à une nouvelle stratégie de gestion de l’eau, élaborée avec l’aide du CRDI, qui, grâce à une variété de techniques, met à profit les eaux souterraines et de surface.

De nouvelles sources d’eau dans le plateau de Deccan
(Mars 1998) La vie à Akole Taluka, zone tribale de l’Inde centrale, a longtemps été marquée par la misère, exacerbée par le manque d’eau. Au cours de la saison sèche, de février à mai, les femmes et les enfants passaient le plus clair de leur temps à recueillir chaque jour l’eau nécessaire à la consommation domestique, forcés de s’éloigner de plus en plus de leurs villages à mesure que s’amenuisaient les sources d’eau disponibles. Bien qu’il reste encore beaucoup à faire, l’atmosphère est maintenant plus sereine à Akole Taluka grâce à une nouvelle stratégie de gestion de l’eau élaborée avec l’aide du CRDI.



 Nouvelle(s)

Des filets à nuages sur la crête d’El Tofo 2003-05-02
Au début des années 1990, la presse internationale s’est passionnée pour un petit village du nord du Chili qui utilisait une technique aussi nouvelle que novatrice pour tirer des brumes l’eau qui lui faisait cruellement défaut. Cette technique fonctionnait bien et, avec plus d’eau, la ville s’est transformée. Cependant, plus de 10 ans plus tard, les mailles des filets des capteurs de brouillard sont déchirées. Qu’est-ce qui a amené la communauté à abandonner le projet qui lui avait apporté de l’eau en abondance et qui avait nourri ses espoirs pour l’avenir ? Et quelle leçon peut-on tirer de l’expérience d’El Tofo ?


 Document(s)

L'EAU / Chapitre 2. Les voies de la recherche@ David Brooks CRDI 2002
Les recherches sur le terrain portent sur trois grandes catégories : approvisionnement en eau à petite échelle; épuration et réutilisation des eaux résiduaires; irrigation et aménagement des bassins hydrographiques

L'EAU / Annexe : Sources et ressources@ David Brooks CRDI 2002




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