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Lisa Waldick

ID : 5086
Ajouté le : 2002-07-03 12:59
Mis à jour le : 2004-06-28 14:54
Refreshed: 2010-09-02 12:12

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Le captage d'eau de pluie sur les toits de Gaza


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1998-12-04
Steven Hunt

[Légende : Eric Schiller remplit sa tasse à même un système de captage d'eau de pluie à Gaza.]

Un toit ne sert pas seulement à se protéger de la pluie. Dans les régions arides du Moyen-Orient, il peut aussi contribuer à l'approvisionnement en eau potable.

Voilà la théorie sur laquelle repose un récent projet de recherche canado-palestinien dans la bande de Gaza, région qui souffre d'une pénurie d'eau amenée par la sécheresse, la pollution des eaux souterraines et l'instabilité politique. Au cours de l'hiver 1995-1996, grâce à l'appui du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), des chercheurs ont fait l'essai de 11 systèmes de captage d'eau de pluie sur les toits dans la bande de Gaza. Ce projet, qui faisait suite à des travaux entrepris dans le cadre de la contribution du Canada au processus de paix au Moyen-Orient, a porté sur l'efficacité technique et la rentabilité de ces systèmes ainsi que sur le degré d'acceptation de l'eau recueillie sur les toits.

Les sources d'eau

La pluviosité varie beaucoup dans la bande de Gaza, territoire qui s'étend sur 42 km du nord au sud et fait moins de 9 km de largeur. Le sud reçoit environ 250 mm de pluie par an (volume insuffisant pour la culture sèche) alors que le nord en reçoit presque 400 mm, ce qui suffit à peine. La région compte surtout sur l'eau des aquifères locaux ou provenant d'Israël. Toutefois, l'eau des aquifères devient impropre à la consommation à mesure que l'eau de mer et les polluants agricoles pénètrent dans la nappe phréatique qui s'affaisse sous l'effet du surpompage. Qui plus est, l'approvisionnement en Israël est coûteux. Entre-temps, le taux de croissance de la population est de l'ordre de 6 % par année.

Grâce au financement du CRDI, des chercheurs de l'Université d'Ottawa et du Groupe d'hydrologie de la Palestine ont étudié divers petits systèmes de captage d'eau de pluie afin de déterminer celui dont la conception et les matériaux seraient les plus pratiques et les plus rentables. Comme une gouttière, le système qu'ils ont construit recueille l'eau de pluie lorsqu'elle tombe des toits. L'eau s'écoule à travers des tuyaux de plastique pour se déverser dans une large citerne qui peut emmagasiner suffisamment d'eau pour alimenter une famille de six personnes pendant plusieurs mois.

Réduire la contamination

Bien que l'eau de pluie soit potable, la poussière et la fiente des oiseaux qui s'accumulent sur les toits peuvent la contaminer. Afin de réduire la contamination, le système de captage comprend un mécanisme de chasse qui fait dévier la première chute de pluie et les débris qu'elle contient vers un réservoir. Lorsque le réservoir est plein, l'eau de pluie en est dérivée et se déverse dans la citerne.

Le système est facile à construire, affirme Ron Droste, professeur de génie civil à l'Université d'Ottawa. Par exemple, le tuyau est fait de plastique et la citerne, de ferrociment recouvrant de la broche à poules.

Une idée qui a fait du chemin

Le captage de l'eau de pluie ne date d'hier, ajoute son collègue, Eric Schiller. L'idée remonte à l'antiquité. Les Grecs et les Romains s'en servaient [de systèmes de captage]. Aujourd'hui, ce système est utilisé dans d'autres régions du Moyen-Orient, notamment en Cisjordanie, même si les essais dans la bande de Gaza ont été plus tardifs en raison de l'aridité qui y règne.

Steven Hunt est un rédacteur basé à Ottawa.
(Photo : E. Schiller)


Renseignements :

Ron Droste, professeur, Département de génie civil, Université d'Ottawa, 161, rue Louis- Pasteur, Ottawa (Ontario) K1N 6N5 Canada; tél. : (613) 562-5800, poste 6139; télec. : (613) 562-5173; courriel : droste@eng.uottawa.ca

Eric Schiller, professeur, Centre international des ressources en eau, Université d'Ottawa, Ottawa (Ontario) K1N 6N5 Canada; tél. : (613) 562-5800, poste 6129;
courriel : schiller@eng.uottawa.ca

Riyad El-Khoudary, président, Université Al-Azhar, BP 1277, Gaza, Palestine; tél. : (972-7) 86-6868

Mohammed Abu Hamda, directeur, Groupe d'hydrologie de la Palestine, rue Churches Committee, BP 449, Gaza, Palestine; tél. (972-7) 86-6868

Eugene Rothman, Panopy Training & Education Ltd., 270-38, chemin Auriga, Nepean (Ontario) K2E 1A8, Canada; tél. : (613) 225-4568


Des liens à explorer...

Encadré : Le concours de la télévision.

Poser les jalons de la cogestion de l'aquifère de montagne israélo-palestinien, par John Eberlee.

Pour lutter contre la désertification : Le captage de l'eau en Jordanie, par Leila Deeb.

Pour qui coulent ces eaux ? L'hydraulicité israélo-palestinienne, par David Brooks.


Management of Water Demand in Africa and the Middle East: Current Practices and Future Needs ( résumé ).

Water Management in Africa and the Middle East: Challenges and Opportunities ( en anglais ).

Watershed: The Role of Fresh Water in the Israeli-Palestinian Conflict ( en anglais ).


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