ID : 128412
Ajouté le : 2008-07-26 22:35
Mis à jour le : 2009-05-22 17:59
Refreshed: 2010-03-14 15:37
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Photo CRDI : Peter Bennett
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Ces dernières années, les interventions du CRDI en faveur de l’Égypte ont d’abord visé à procurer de l’eau aux agriculteurs et à les aider à faire un meilleur usage de cette précieuse ressource. Les recherches financées par le Centre y avaient également pour but d’améliorer les conditions de vie des populations pauvres et de multiplier les possibilités pour la petite entreprise de rivaliser sur les marchés mondiaux.
Parmi les projets en cours, le CRDI finance l’aide à la réinstallation d’agriculteurs sur des terres gagnées sur le désert à l'ouest du lac Nasser. Il appuie le travail qu’effectue la Near East Foundation (NEF), une organisation non gouvernementale (ONG) américaine, auprès de la population et des décideurs locaux et nationaux afin que les agriculteurs s’intègrent avec succès sans que le fragile écosystème en souffre trop. Le gouvernement égyptien soutient ce projet sans réserve, son intention étant d’établir un million de personnes autour du lac Nasser d’ici 2017 dans le cadre d’une stratégie de lutte contre la pauvreté qui mise sur la reconquête du désert.
Par ailleurs, le projet auquel le CRDI consacre le plus de fonds en Égypte aide le gouvernement à se doter de politiques favorables à la croissance des petites, moyennes et microentreprises. Financé conjointement avec l’Agence canadienne de développement international (ACDI), ce projet — que dirige le Forum de recherche économique pour les pays arabes — exerce déjà des effets positifs manifestes sur les politiques égyptiennes. Parmi les résultats obtenus, citons l’adoption d’un cadre réglementaire favorable à l’entreprise, des révisions au régime d’impôt sur le revenu et des modifications aux dispositions législatives touchant les appels d’offres dans le secteur public.
En outre, l’Égypte compte parmi les neuf participants à un vaste programme régional de gestion de la demande d’eau. Depuis une dizaine d’années, le CRDI, l’ACDI et le Fonds international de développement agricole financent différents projets de recherche de même qu’un réseau de chercheurs spécialisés dans le domaine de la gestion de la demande d’eau au Moyen-Orient. En 2004, ces bailleurs de fonds ont créé WADImena, une initiative quinquennale coordonnée par le Centre et constituant une nouvelle source de financement pour les chercheurs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Il ne fait aucun doute qu’une étude sur les accords commerciaux internationaux qui se chevauchent dans les pays arabes — étude financée par le CRDI et menée par le Forum de recherche économique — profitera aux décideurs égyptiens. L’Égypte bénéficiera également du projet que réalisent deux ONG avec l’aide financière du Centre pour offrir des logiciels et des contenus Internet en langues arabes et africaines et les adapter aux modes de communication locaux ainsi qu’à la culture et aux normes régionales. Enfin, des partenaires du CRDI s’emploient à combler le fossé numérique dans lequel se trouve le continent africain.
Les premières interventions du CRDI en Égypte remontent à 1971. C’est d’ailleurs au Caire qu’il a ouvert, en 1976, son bureau régional pour cette région. De plus, depuis septembre 2005, le CRDI compte M. Ahmed Galal, directeur de la recherche et directeur exécutif du Centre égyptien d’études économiques, un groupe de réflexion indépendant, parmi les membres de son Conseil des gouverneurs. En 34 ans, le CRDI a injecté quelque 26,5 millions CAD dans 178 projets menés en Égypte, dont certains d’envergure régionale. Dix projets d’une valeur d’un peu plus de 6 millions CAD y sont en cours.
QUELQUES PROJETS
| Photo CRDI : Peter Bennett | Une réinstallation réfléchie et durableDans sa stratégie nationale de lutte contre la pauvreté par l’exploitation de terres gagnées sur le désert, le gouvernement égyptien prévoit installer un million de personnes dans la zone bordant le lac Nasser d’ici 2017. L’expérience enseigne toutefois que l’aventure est éprouvante pour les nouveaux arrivants, dont la présence risque de nuire aux fragiles écosystèmes. Dans cette région où les terres sont peu fertiles, la proximité du lac Nasser accroît sensiblement le potentiel agricole, tout comme le climat qui permet qu’on y cultive la terre à longueur d’année. Malheureusement, l’agriculture en zone désertique et les caractéristiques particulières de l’écosystème local sont mal connues.
Les chercheurs de la Near East Foundation collaborent étroitement avec des habitants de trois localités de la rive ouest du lac Nasser ainsi qu’avec les décideurs locaux et nationaux, afin d’encourager l’augmentation continue des revenus des ménages et l’adoption de mesures de protection de l’environnement. L’équipe du projet fait de la recherche expérimentale sur les cultures afin d’en améliorer les rendements, et ses contacts avec les autorités ont déjà produit certains résultats concrets, comme la création d’un service chargé de conseiller les agriculteurs sur l’utilisation de produits chimiques ainsi que la tenue de rencontres régulières entre les différents organismes qui interviennent dans la zone bordant le lac pour y coordonner les plans de travail. Titre : Agroécologie à l’ouest du lac Nasser – pour une stratégie visant des moyens de subsistance durables | Projet no 102376 | Période visée : 2004–2007 Contribution du CRDI : 478 760 CAD Personne à contacter au CRDI : Lamia El-Fattal Partenaire de recherche : Near East Foundation, New York, États-Unis ♦ Partenaire de recherche local : Ahmed Farouk, Community Development Services, 4 Ahmed Pasha Street, 11th Floor, Garden City, Cairo, Egypt |
Un climat favorable à l’entrepriseEn Égypte, les petites, moyennes et microentreprises (PMME) représentent une solution clé au problème de l’emploi. Or, en dépit des programmes que le gouvernement, des ONG et des bailleurs de fonds ont créés en faveur de ces entreprises, la conjoncture ne favorise toujours pas l’éclosion de nouvelles PMME en raison, en partie, des vastes campagnes d’industrialisation qu’a financées l’État pendant des décennies.
C’est le ministère égyptien de l’Économie et du Commerce extérieur qui coordonne la politique nationale pour les PMME, et le Forum de recherche économique (FRE) pour les pays arabes, dont le siège se trouve au Caire, appuie les efforts que déploie ce ministère pour élaborer des politiques, des textes de loi et des règlements. Cette collaboration a d’ailleurs déjà permis d’apporter des améliorations dont bénéficient les petits entrepreneurs. Le gouvernement s’est en effet doté d’une nouvelle stratégie de développement des PMME comportant des mesures concrètes et des échéanciers qui doivent aider les entreprises à devenir concurrentielles sur les marchés mondiaux. Les révisions au régime d’impôt sur le revenu et les modifications aux dispositions législatives touchant les appels d’offres dans le secteur public favorisent également la croissance des PMME en Égypte. Le FRE offre parallèlement de la formation et de l’assistance technique au ministère. Titre : Promotion de la compétitivité dans le secteur des petites et des microentreprises | Projet no 100067 | Période visée : 2000–2006 Contribution du CRDI : 500 000 CAD Personne à contacter au CRDI : Kameir El-Wathig Partenaire de recherche : Heba Handoussa, Economic Research Forum, 7 Boulos Hanna Street, Dokki, Cairo, Egypt • Courriel : erf@erf.org.eg |
Une meilleure compréhension des répercussions des accords commerciauxAu cours de la dernière décennie, les pays arabes ont signé différents accords commerciaux régionaux (ACR) dont, malheureusement, on n’a pas encore systématiquement étudié les répercussions. Il existe donc des écarts entre ce que prévoient ces accords et la réalité. Si on connaissait mieux les raisons de ces écarts, l’élaboration des politiques et la recherche universitaire en seraient d’autant facilitées. Les décideurs ont surtout besoin de comprendre quelle est l’incidence nette des ACR sur les économies des pays arabes participants. Ce genre d’information les aidera à appliquer les accords existants et à négocier et concevoir de nouveaux accords.
Le FRE, qui analyse la situation en Égypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie, doit publier un rapport décrivant les principaux problèmes relevés. Les chercheurs prêteront ensuite une attention particulière à l’Égypte et au Maroc pour y examiner les incidences nettes des ACR qui se chevauchent. Les résultats seront analysés en tables rondes. Titre : Répercussions stratégiques d’accords commerciaux qui se chevauchent dans les pays arabes | Projet no 102235 | Période visée : 2004–2006 Contribution du CRDI : 322 000 CAD Personne à contacter au CRDI : Susan Joekes Partenaire de recherche : Hana Kheir El-Din, Economic Research Forum, 7 Boulos Hanna Street, Dokki, Cairo, Egypt • Tél. : +20 2 33 31 8600/3 • Téléc. : +20 2 33 31 8604 • Courriel : erf@erf.org.eg |

| Photo CRDI : Peter Bennett
| Sols et population en santéLa province du Fayoum est une immense oasis agricole irriguée par un affluent du Nil où, en raison du niveau élevé des eaux souterraines et du faible drainage, les maladies d’origine hydrique, comme le paludisme, sont répandues. De mauvaises pratiques de gestion des sols et des eaux viennent aggraver la situation, tout comme la pollution provenant pour l’essentiel de l’utilisation massive de pesticides et d’engrais. Dans le cadre d’un projet soutenu par le CRDI, des chercheurs de l’Université d’Alexandrie, organisme responsable, ainsi que d’autres institutions, administrations publiques et ONG font enquête afin d’établir si de meilleures pratiques de gestion des ressources naturelles — misant sur une forte participation du milieu — pourraient améliorer la santé des humains et de l’écosystème. Titre : Élaboration d’interventions en santé dans le Fayoum : stratégie agroécosystémique – phase II | Projet no 100771-003 | Période visée : 2005–2007 Contribution du CRDI : 327 863 CAD Personne à contacter au CRDI : Lamia El-Fattal Partenaire de recherche : Fawzy Kishk, Université d’Alexandrie, Alexandrie, Égypte • Site Web : www.alex.edu.eg |
Les valeurs sociales, gages d’une meilleure gestion de l’eauAvec moins de 30 m3 de ressources hydriques renouvelables par habitant, l’Égypte se retrouve au sommet de la liste des pays pauvres en eau. Des chercheurs de la faculté d’agriculture de l’Université de Minia ont donc étudié les valeurs socioculturelles de l’eau et les modes traditionnels et modernes utilisés pour sa gestion dans le gouvernorat de Minia. Leurs travaux se fondaient sur la prémisse que l’irrigation doit répondre aux besoins des instances publiques, des services techniques, des administrations et des utilisateurs d’eau. À la suite de ces recherches, tous les groupes intéressés se sont réunis pour discuter de ce qui allait bien ou mal dans la gestion locale de l’eau. Les chercheurs ont constaté que si l’existence d’associations d’utilisateurs atténue les différends entre utilisateurs d’une même source d’approvisionnement, les agriculteurs ne s’en sentent pas pour autant parties prenantes, ce qui risque de compromettre la viabilité de ces regroupements. Ils ont également souligné que le gouvernement devrait jouer un rôle plus important à l’appui de ce mode de gestion collective locale. Title : Valeurs sociales et gestion de l’eau en Égypte | Projet no 101018 | Période visée : 2002–2005 Contribution du CRDI : 157 500 CAD Personne à contacter au CRDI : Lamia El-Fattal Partenaire de recherche : M.A. Kishk, Service Laboratory for Soil, Water and Plant Analysis, Soil Science Department, Faculty of Agriculture, Minia University, Egypt 6111 |

| Photo CRDI : Peter Bennett | Des logiciels et des contenus Internet adaptés aux langues et aux cultures localesPour exploiter à fond les ressources des ordinateurs et d’Internet, les utilisateurs doivent disposer de logiciels et de contenus dans une langue qu’ils comprennent. Or ceux-ci n’existent habituellement qu’en anglais et dans certaines autres langues occidentales. Ce projet — que dirige Kabissa, une organisation non gouvernementale des États-Unis, en partenariat avec d’autres ONG et des associations et instituts américains et locaux — vise à accroître l’accessibilité aux technologies de l’information et de la communication et leur utilité pour les utilisateurs multilingues de l’Afrique du Nord en localisant plus rapidement les logiciels et les contenus Internet.
D’une durée de trois ans, ce projet prévoit une enquête préliminaire sur l’état actuel de la localisation en Afrique, un atelier où des experts africains et autres mettront en commun de l’information et délimiteront des champs de collaboration, ainsi qu’une base de données électronique regroupant les ressources à l’appui de la localisation dont peuvent se servir les concepteurs de logiciels et les auteurs de contenus. Titre : Localisation panafricaine – renforcement des capacités pour la localisation en langues africaines et en arabe | Projet no 102933 | Période visée : 2005–2008 Contribution du CRDI : 312 100 CAD Personne à contacter au CRDI : Adel El-Zaïm Partenaire de recherche : Kim Lowry, Kabissa Inc., 1519 Connecticut Avenue NW, Suite 200, Washington DC 20036, USA • Tél. : +1 202 265 6116 • Téléc. : +1 702 441 8964 • Courriel : info@kabissa.org • Site Web : www.kabissa.org |
Combler le fossé numériqueLes coûts élevés de l’infrastructure « câblée » classique retardent l’accès aux technologies de l’information et de la communication ainsi que le progrès social dans les pays en développement. Or, greffées aux réseaux classiques, les technologies sans fil comme le Wi-Fi et le Wi-Max ouvrent à ces pays le monde des télécommunications bon marché et de qualité éprouvée. Toutefois, pour que la promesse de « combler le fossé numérique » soit tenue, il conviendra de bien coordonner les investissements des secteurs public, privé et sans but lucratif dans les infrastructures câblées et sans fil.
Entre autres activités, des partenaires africains offrent des ateliers, donnent une formation individualisée sur la création de réseaux sans fil communautaires et élaborent des programmes d’études en anglais, en français et en arabe qui sont ensuite versés dans une logithèque de référence sur les techniques sans fil. Titre : Renforcement des capacités de l’Afrique dans le secteur des technologies sans fil | Projet no 102693 | Période visée : 2004–2006 Contribution du CRDI : 319 870 CAD Personne à contacter au CRDI : Adel El-Zaïm Partenaire de recherche : Ann Tothill, Association for Progressive Communications, APC Secretariat, Presidio Building 1012, Torney Avenue, PO Box 29904, San Francisco, CA 94129 USA ♦ Bureau du directeur général, PO Box 29755, Melville 2109, South Africa • Tél. et téléc. : +27 11 726 1692 • Courriel : webeditor@apc.org |
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