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Rodrigo Bonilla

ID : 128459
Ajouté le : 2008-07-28 20:51
Mis à jour le : 2009-01-20 18:51
Refreshed: 2010-09-01 17:04

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Le CRDI au Kenya

Peter Bennett - O2.jpg
Photo CRDI : Peter Bennett

Depuis 34 ans, le CRDI appuie généreusement les activités de recherche d’universités, d’instituts de recherche, de ministères et d’ONG du Kenya. En 1975, le Centre a ouvert son bureau régional de l’Afrique orientale et australe à Nairobi et ainsi contribué au processus de reconnaissance des domaines de soutien stratégique au Kenya mené au cours des dernières décennies et, plus récemment, pendant la transition à la démocratie. Des partenaires de recherche kényans dirigent également des démarches régionales sur des enjeux pertinents pour plusieurs pays d’Afrique.

Les premiers travaux appuyés par le Centre ont porté principalement sur l’agriculture, la santé et l’éducation, qui restent les priorités du CRDI au Kenya tout comme, d’ailleurs, les efforts pour y mettre les technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement. Une démarche menée par le CRDI en partenariat avec Industrie Canada donne, à ce chapitre, des résultats remarquables. Il s’agit d’Ordinateurs pour les écoles – Kenya, qui, en formant des étudiants à remettre à neuf des ordinateurs, a permis d’en munir de nombreuses écoles. Devant son succès, le gouvernement ougandais a lancé son propre programme de remise à neuf, et le gouvernement kényan s’est engagé à doter toutes ses écoles d’ordinateurs d’ici cinq ans. En outre, le CRDI a accordé une subvention à la Commission des communications du Kenya, organisme de réglementation indépendant, afin qu’elle définisse sa stratégie d’accès universel aux services Internet, postaux et de télécommunications.

Le CRDI se concentre également sur les liens entre écosystèmes agricoles et santé humaine dans sa lutte soutenue contre le paludisme, et plusieurs autres projets qu’il appuie portent sur l’agriculture urbaine. D’autres mesures visent à consolider les systèmes de santé en renforçant la capacité des pays de réaliser des recherches et d’en tirer des données
QUELQUES PROJETS

Ordinateurs pour les écoles – Kenya

L’agriculture au service de la lutte antipaludique

Les eaux usées en agriculture urbaine à Nairobi

La conservation des plantes médicinales

Les capacités de recherche en santé au Kenya et au Malawi

probantes pouvant aider à formuler et à appliquer la politique en matière de santé. Le CRDI s’est d’ailleurs associé dernièrement au Wellcome Trust et au Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni pour soutenir pendant cinq ans un projet de renforcement des capacités de recherche en santé au Kenya et au Malawi.

L’appui du CRDI à la recherche au Kenya s’est intensifié peu après les élections démocratiques à la fin de 2002, quand un nouveau gouvernement a remplacé le parti qui dirigeait le pays depuis l’indépendance, en 1963. Le CRDI, présent au Kenya depuis longtemps, a pu jouer un rôle important dans cette période de changement. Créant sans tarder le Programme-cadre d’aide à la transition au Kenya, il a investi un million CAD dans huit projets de recherche d’un an chacun visant à donner forme et vie aux idées et à la vision des nouveaux dirigeants. Ces projets portaient sur la réforme agraire rurale, les politiques en matière de TIC, le redressement économique, l’accès aux ressources hydriques et de nouveaux modèles de participation de la société civile au gouvernement. Ce programme-cadre a également facilité les premiers efforts de lutte contre la corruption déployés par le Bureau présidentiel de la gouvernance et de l’éthique, quoique depuis, plusieurs scandales aient porté un coup à ces efforts.

Néanmoins, la transition a ouvert la voie à des réorientations politiques dans plusieurs domaines. Le CRDI est d’ailleurs reconnu pour le rôle clé qu’il a joué dans l’ouverture du dialogue entre l’ensemble des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile, dialogue qui a jeté les bases de l’élaboration de la politique nationale kényane en matière de TIC. Les travaux de l’Institut de recherche agricole du Kenya (KARI) et de l’Université de Nairobi sur l’intégration de la gestion de la biodiversité comme outil de réforme agraire sont un autre exemple de réorientation stratégique. Ils ont en effet conduit à l’intégration systématique dans la planification et les politiques du gouvernement du recours aux plantes médicinales pour la santé, la nutrition et la production de revenus.

Par ailleurs, entre 1996 et 2004, le CRDI a appuyé la production et la distribution commerciales par le KARI de cultures tissulaires de banane, utilisées dans un processus de multiplication rapide permettant aux phytogénéticiens et aux producteurs d’introduire de nouvelles variétés et de conserver des plants exempts de virus. Des milliers de petits producteurs y gagnent, d’où le développement, depuis, du système kényan de production et de commercialisation de la banane.

En outre, depuis près de 30 ans, le CRDI appuie la recherche en agroforesterie au Kenya et dans d’autres pays africains par l’entremise du Centre international pour la recherche en agroforesterie (CIRAF), partenaire à Nairobi que le CRDI a contribué à créer en 1978. Un autre partenaire de longue date à Nairobi, le Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA), aide à contrer la pénurie d’économistes en Afrique subsaharienne. Le CRDI a lancé le CREA en 1984 pour investir à long terme dans le renforcement des capacités de recherche en Afrique. Depuis, plus de 700 étudiants ont reçu leur diplôme de son programme coopératif de maîtrise offert dans 20 universités de 15 différents pays, et le CRDI appuie également son programme de doctorat auquel il a consenti, en 2003, un fonds de dotation pour la recherche et l’innovation de 1 million CAD.

La recherche sur les oléagineux captive également le Centre depuis des années. Ainsi, l’ONG kényane Agricultural Research Foundation (AGREF) a coordonné un réseau de recherche sur les huiles végétales dans six pays africains, dont les travaux ont permis d’augmenter la production, d’améliorer l’alimentation humaine et d’accroître les emplois et les revenus ruraux, jusqu’à ce que des huiles moins chères sur le marché international viennent supplanter les produits locaux. L’Université Egerton du Kenya a aussi été un partenaire important des travaux menés sur les graines oléagineuses et un chef de file de la recherche sur l’aridoculture.

Présent au Kenya depuis 1972, le CRDI y a appuyé 348 activités de recherche, dont certaines de portée régionale, pour un total de 44 millions CAD. Trente de ces projets, financés à hauteur de 8,6 millions CAD, y sont en cours. Parmi ses nombreux liens avec le Kenya, le CRDI est fortuné, depuis 2000, de compter Mme Norah Olembo, professeure à la faculté de biochimie de l’Université de Nairobi, dans son Conseil des gouverneurs.


QUELQUES PROJETS

Ordinateurs pour les écoles – Kenya

Malgré l’importance grandissante des ordinateurs en enseignement secondaire de par le monde, les écoles africaines en manquent cruellement. Le CRDI appuie donc l’organisation sans but lucratif Computers for Schools Kenya (CFSK), inspirée du programme public canadien Ordinateurs pour les écoles, laquelle apprend à des étudiants à remettre à neuf le matériel reçu d’entreprises locales et forme des enseignants en informatique. Résultat : plus de 3 000 ordinateurs livrés à quelque 150 écoles kényanes et un gouvernement engagé publiquement à en doter désormais toutes ses écoles.

Dans une troisième phase de soutien du CRDI, CFSK fait l’essai d’une technologie devant permettre de raccorder de multiples ordinateurs au même logiciel hébergé dans un seul serveur et met à l’épreuve la technologie sans fil dans cinq écoles. L’organisation travaille d’ailleurs à un plan d’affaires pour devenir autonome d’ici trois ans, et participe à un projet avec le National Curriculum Development Centre of Uganda, qui a créé Computers for Schools Uganda, aux fins de diffusion de l’expertise acquise en remise à neuf d’ordinateurs.

Titre : Ordinateurs pour les écoles – Kenya (CFSK) – phase III

 

Projet no 102819

Période visée : 2004–2006

Contribution du CRDI : 239 700 CAD

Personne à contacter au CRDI : Edith Ofwona Adera

Partenaire de recherche : Tom Musili, CFSK, PO Box 48584-00100, Nairobi, Kenya • Tél. : +254 20 676 2782 • Téléc. : +254 20 676 2783 • Courriel : tom@cfsk.org • Site Web : www.cfsk.org


Photo CRDI : Peter Bennett
L’agriculture au service de la lutte antipaludique

Le paludisme est un grave problème de santé au Kenya. Les statistiques de la santé publique indiquent qu’aux niveaux endémiques actuels, 8,5 millions de personnes risquent de le contracter. De plus, le Kenya étant considéré comme un épicentre de la résistance à la chloroquine, le pays a besoin de nouvelles mesures pour lutter contre le moustique vecteur de la maladie.

La recherche menée dans la première phase du projet a révélé que des changements dans les pratiques et les comportements agricoles contribuaient à faire reculer le paludisme. Le moustique vecteur, s’il en a le choix, préfère le sang du bétail au sang humain. Davantage de bétail pourrait donc vouloir dire moins d’humains piqués. Pratiquer l’assolement ou utiliser moins d’eau pour l’irrigation du riz réduit également les aires de reproduction du vecteur.

Conformément aux plans d’action élaborés dans la première phase, les habitants de quatre villages cibles ont collaboré avec les chercheurs, sous la coordination de l’Institut international de gestion des ressources en eau (IWMI) d’Afrique du Sud, à diverses mesures de lutte contre le paludisme, comme la sensibilisation, la mobilisation de la population pour changer les pratiques et la prestation de moustiquaires traitées aux insecticides. Les chercheurs documentent également l’incidence de cette approche écosystémique multidisciplinaire de la lutte antipaludique dans le but de l’appliquer ailleurs en Afrique.

Titre : Approche écosystémique de la lutte contre le paludisme (Afrique orientale) –  phase II

Projet no 101833

Période visée : 2004–2006

Contribution du CRDI : 578 150 CAD

Personne à contacter au CRDI : Jean-Michel Labatut

Partenaire de recherche : Clifford Mutero, IWMI, Private Bag X813, Silverton 0127, Pretoria, South Africa • Tél. : +254 20 52 47 51 • Téléc. : +254 20 52 40 01 • Courriel : c.mutero@cgiar.org


Photo CRDI : Peter Bennett
Les eaux usées en agriculture urbaine à Nairobi

Dans les pays en développement, l’agriculture urbaine est devenue une stratégie d’atténuation de la pauvreté et de sécurité alimentaire pour les citadins pauvres. Par nécessité, les agriculteurs urbains utilisent des eaux usées dans toute l’Afrique. Ces eaux contiennent certes des nutriments utiles pour la croissance des plantes, mais irriguer au moyen d’eaux usées non traitées présente des risques pour la santé des agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement.

Ce projet, qui vise une meilleure gestion des eaux usées à Nairobi, s’attarde à comprendre les avantages et les dangers pour la santé associés à leur réutilisation. Ainsi, des chercheurs de l’initiative internationale Urban Harvest du Centre international de la pomme de terre (CIP), à Lima, au Pérou, mesurent la teneur en métaux lourds et en polluants organiques des eaux de surface de Nairobi et en déterminent la source et le type. Forte de la participation d’experts de l’Université d’agriculture et de technologie Jomo Kenyatta et de l’Université de Nairobi, l’équipe élabore des stratégies pour réduire les risques environnementaux et sanitaires et rendre plus profitable la méthode de réutilisation. Les chercheurs entendent réunir des données pour sensibiliser les utilisateurs d’eaux usées, en particulier les femmes, et pour atteindre les décideurs.

Titre : Réutilisation d’eaux usées en agriculture urbaine et périurbaine à Nairobi : risques et bienfaits

Projet no 103204

Période visée : 2005–2007

Contribution du CRDI : 122 300 CAD

Personne à contacter au CRDI : François Gasengayire

Partenaire de recherche : Nancy Karanja, Urban Harvest, CIP, ILRI, PO Box 30709–00100, Nairobi, Kenya • Tél. : +254 20 422 3605 • Téléc. : +254 20 422 3600 • Courriel : nancy.karanja@cgiar.org


Photo CRDI : Peter Bennett
La conservation des plantes médicinales

Souvent, la médecine traditionnelle est la seule option qui s’offre aux habitants des zones rurales des pays en développement. Au Kenya, elle fait appel aux diverses ressources biologiques du pays, soit quelque 35 000 espèces connues d’animaux, de végétaux et de microorganismes. Cependant, les pressions démographiques, la surutilisation des ressources, la sécheresse et le déboisement entraînent une perte rapide de biodiversité. Parallèlement, les connaissances traditionnelles des plantes médicinales se perdent à mesure que décèdent les gardiens vieillissants du savoir ancestral.

Ce projet, qui s’appuie sur une enquête et un atelier antérieurs financés par le CRDI, renforce les capacités de conservation et d’utilisation durable des plantes médicinales aux niveaux local, communautaire, institutionnel et national. Plus précisément, il formule des stratégies pour préserver les espèces végétales menacées, évaluer l’innocuité de certaines plantes et renforcer la capacité nationale d’utilisation et de conservation des plantes médicinales.

En outre, les partenaires du projet travaillent à relier plusieurs bases de données au dépôt national du Kenya Resource Centre for Indigenous Knowledge et du Centre of Biodiversity, tous deux logés aux Musées nationaux du Kenya. Le projet contribue également à l’élaboration de lignes directrices nationales pour l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité des remèdes utilisés dans les systèmes de santé traditionnels.

Titre : Conservation communautaire des plantes médicinales (Kenya)

Projet no 101030

Période visée : 2001–2006

Contribution du CRDI : 306 600 CAD

Personne à contacter au CRDI : François Gasengayire

Partenaire de recherche : Philip Aduma, National Museums of Kenya, PO Box 40658, Museum Hill, Nairobi, Kenya • Tél. : +254 20 355 1622 • Téléc. : +254 20 355 1221 • Site Web : www.museums.or.ke


Photo CRDI : Peter Bennett
Les capacités de recherche en santé au Kenya et au Malawi

L’Initiative de renforcement des capacités de recherche en santé au Kenya et au Malawi (RCRS), à laquelle collaborent le Wellcome Trust et le DFID du Royaume-Uni, cherche à renforcer les capacités de production de nouvelles connaissances pour la recherche en santé au Kenya et au Malawi et à amener les responsables des politiques à s'appuyer sur ces connaissances pour prendre des décisions et pour élaborer et mettre en oeuvre des politiques qui se fondent sur des données probantes. Fort de son expérience des programmes de recherche en santé en Afrique orientale, le CRDI est à la fois bailleur de fonds et partenaire d’exécution de cette initiative.

Dans la phase initiale, le CRDI se consacre à l’élaboration d’un programme de travail quinquennal et à la mise en place et à la direction dans chaque pays d’un groupe de travail qui concevra des activités spécifiques de recherche et de renforcement des capacités. Le CRDI rédige également un plan opérationnel qui expliquera en détail comment l’initiative RCRS, en tant que programme de recherche national, contribuera à améliorer la recherche en santé au Kenya et au Malawi.

Titre : Initiative de renforcement des capacités de recherche en santé au Kenya et au Malawi – phase initiale

Projet no 103760

Période visée : 2006–2007

Contribution du CRDI : 102 780 CAD

Personne à contacter au CRDI : Graham Reid

Partenaire de recherche : Gilbert Kokwaro, KEMRI/Wellcome Trust Research Programme, Kenyatta Hospital, PO Box 43640–00100, Nairobi, Kenya • Tél. : +254 20 272 7163 • Téléc. : +254 20 271 1673 • Courriel : gkokwaro@nairobi.kemri-wellcome.org

 










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