ID : 128534
Ajouté le : 2008-07-29 23:58
Mis à jour le : 2008-12-08 2:22
Refreshed: 2010-09-01 17:06
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Photo CRDI : Nadine Robitaille
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Les chercheurs malaisiens comptent parmi les premiers scientifiques de l’Asie du Sud-Est dont les travaux ont été financés par le CRDI. Au cours des années 1970 et 1980, le Centre a été aux premières loges de l’aide à la recherche en Malaisie, appuyant plus d’une centaine de projets visant à améliorer les pêches, l’aquaculture, l’éducation et la santé. Ces derniers ont donné lieu à de meilleures politiques, favorisé l’adoption de technologies peu coûteuses et fiables et dynamisé les institutions de recherche du pays.
Dès les années 1990, au cours desquelles la Malaisie est devenue un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, le gouvernement a fait de la recherche une priorité. Aujourd’hui, la Malaisie occupe le deuxième rang des pays les plus avancés en Asie du Sud-Est, Singapour se classant au premier rang. Le gouvernement s’est engagé résolument dans la voie de la recherche-développement. Il considère qu’elle est l’élément moteur de l’augmentation de la productivité du pays et le catalyseur du passage de la Malaisie à une économie axée sur le savoir, permettant au pays de jouer un rôle de premier plan dans ce domaine. Le CRDI a donc été en mesure de réduire progressivement son financement.
Dans la foulée de cette transformation, le CRDI soutient deux activités de recherche qui portent sur certains enjeux et perspectives. Le CRDI appuie eHomemakers, une ONG malaisienne qui permet à un groupe de personnes
isolées et démunies de profiter de l’économie du savoir. Ce réseau aide les travailleuses et entrepreneures à domicile et les femmes au foyer à exploiter les technologies de l’information et de la communication (TIC) pour améliorer leurs moyens de subsistance. Le CRDI appuie les recherches effectuées par eHomemakers pour rassembler des données sur la situation des travailleuses à domicile dans trois pays et recommander des modifications aux politiques de manière à ce qu’elles prennent en considération ces personnes qui sont le plus souvent laissées pour compte. Une première subvention a déjà permis au réseau d’examiner comment on pouvait aider les femmes au foyer à utiliser les TIC. Le projet a donné lieu à la création d’un portail Internet trilingue qui offre information et ressources aux 3 000 membres du réseau afin de rentabiliser davantage le travail à domicile.
Le CRDI finance aussi une étude comparative des systèmes d’innovation biopharmaceutique. Le Centre de recherche économique et sociale et de formation de Maastricht pour l’innovation et la technologie de l’Université des Nations Unies (UNU-MERIT) dirige cette étude menée dans cinq pays, soit le Kenya, la Malaisie, le Nigeria, la Tanzanie et le Vietnam; ces derniers ont fait de la biotechnologie une priorité. Les chercheurs tentent de saisir pourquoi certains pays maîtrisent avec plus de facilité un vaste éventail de technologies et arrivent à mettre en place des systèmes d’innovation très dynamiques. Pour ce faire, ils comparent les structures institutionnelles des cinq pays et leurs politiques, parmi lesquelles la stratégie mise en oeuvre par le gouvernement de la Malaisie pour imprimer un nouvel élan au secteur de la biotechnologie dans les domaines de l’agriculture, des soins de santé et de l’industrie.
Le secrétariat de l’Alliance mondiale pour le savoir (GKP) est établi à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, depuis 2001. Appuyé par le CRDI et la Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Suisse, l’Alliance mondiale pour le savoir favorise l’innovation et l’avancement des connaissances et des TIC au service du développement. Ce « réseau de réseaux » est présent partout dans le monde et relie des organismes publics, privés et sans but lucratif des pays industrialisés et des pays en développement.
Le CRDI est membre de l’Alliance depuis sa création, en 1997. Depuis la tenue du Sommet mondial sur la société de l’information, en 2005, l’Alliance a été en mesure de jouer un rôle de premier plan en offrant une tribune mondiale de discussion aux défenseurs du savoir et des TIC au service du développement. Le CRDI lui a récemment accordé 2,5 millions CAD pour l’aider à renforcer ses capacités d’exécution et favoriser l’essor de ses réseaux régionaux.
Par le truchement du Programme d’économie environnementale pour l’Asie du Sud-Est (EEPSEA), le CRDI a exercé une influence en Malaisie en analysant, sous l’angle économique, divers problèmes environnementaux. Créé en 1993, ce programme finance des recherches dans 10 pays d’Asie. Il offre une formation en économie de l’environnement, des possibilités d’échange d’information entre les chercheurs et des débouchés pour les publications. L’Agence canadienne de développement international et l’Agence suédoise de coopération internationale au développement appuient également le programme.
Parmi les travaux de recherche qu’il a financés en Malaisie, mentionnons des études sur la tarification des produits forestiers et sur la volonté des gens de payer pour divers services d’enlèvement des déchets solides. On compte également une analyse visant à estimer les coûts et les répercussions des incendies de forêt survenus en Indonésie en 1997. Une épaisse brume sèche, suffocante et d’une intensité et d’une durée sans précédent, avait alors recouvert plusieurs pays de la région. Cette brume avait eu pour effet non seulement d’aggraver les maladies respiratoires, mais aussi de déstabiliser l’économie de la Malaisie, réduisant le rendement des cultures et des pêches et perturbant les services de transport, la production manufacturière et l’industrie du tourisme.
Cette étude d’EEPSEA a fait l’objet d’une vaste couverture médiatique et a alimenté le débat sur la conception de politiques éclairées. Plus particulièrement, les ministres de l’Environnement de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) ont adopté une des principales recommandations des chercheurs : trouver d’autres solutions que l’essartage (défrichement par brûlage) pour le défrichage des terres aux fins de l’agriculture. Des recherches subséquentes ont révélé que les conséquences des incendies à répétition pourraient être encore plus graves qu’on ne l’avait cru à l’origine et que la prévention, elle, pourrait s’avérer encore moins coûteuse. Les résultats d’une recherche effectuée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) ont en effet indiqué que le coût de mesures de prévention telles que le défrichement sans brûlage était modeste.
Le CRDI a accordé son appui aux chercheurs malaisiens et canadiens qui ont mis au point et fait connaître la célèbre pompe à main Unimade. En 1978, des chercheurs de l’Université de Waterloo, au Canada, ont conçu, avec l’aide du CRDI, une pompe à main adaptée aux conditions d’utilisation dans les pays du Sud et facile à réparer au moyen de matériaux trouvés sur place. Des chercheurs du département de génie de l’Universiti Malaya ont testé et perfectionné la pompe faite de chlorure de polyvinyle (PVC) et ont ensuite élaboré un procédé de fabrication fiable. L’Universiti Malaya a mis en place un réseau mondial axé sur la technologie de la pompe à main en PVC, réseau qui regroupe 13 pays. La commercialisation s’est avérée ardue, mais on a tout de même vendu plus de 11 000 pompes Unimade dans 13 pays en développement au cours des années 1990.
Durant les années 1980 et 1990, le CRDI a soutenu les chercheurs du Forest Research Institute Malaysia pour qu’ils trouvent des façons de répandre et de promouvoir sur une grande échelle la culture de plusieurs variétés de rotin et de favoriser la mutualisation des connaissances sur cette plante en Asie. Le rotin, utilisé entre autres dans la fabrication de meubles, est un important produit forestier non ligneux de la péninsule malaisienne qui procure revenus et emplois stables, particulièrement en milieu rural. L’appui du CRDI a aussi aidé l’Institut à créer le Rattan Information Centre qui a servi, au cours des années 1990, de centre de liaison permettant aux chercheurs et aux entrepreneurs de la région et d’ailleurs dans le monde d’échanger des idées et de mettre en commun de l’information sur le rotin.
Depuis 1972, le CRDI a versé 17,8 millions CAD à 111 activités de recherche menées en Malaisie ou auxquelles le pays a participé. Certaines de ces activités étaient d’envergure régionale. Les subventions accordées aux deux projets en cours atteignent plus de 450 000 CAD.
QUELQUES PROJETS | Photo CRDI : Nadine Robitaille |
Des TIC pour les travailleuses à domicileLa recherche a montré que les travailleuses à domicile en Malaisie et dans d’autres pays de l’Asie du Sud-Est n’ont guère accès aux TIC et exercent bien peu d’influence sur les décisions qui ont des répercussions sur leur vie. Si bien qu’en matière de TIC, les femmes et les hommes ne peuvent profiter des mêmes débouchés économiques ni participer de la même manière au développement de leur collectivité. Ces inégalités existent également entre les femmes issues de couches sociales différentes.
Le réseau malaisien eHomemakers aide les femmes au foyer, particulièrement les plus pauvres, à gagner un revenu en travaillant à domicile.
Une subvention antérieure du CRDI avait permis à eHomemakers d’effectuer des recherches afin de choisir l’éventail de TIC qui répondrait le mieux à leurs besoins et avait donné lieu à la création du site Web trilingue (chinois, anglais et malais) de l’organisme. Les utilisatrices du site peuvent faire du réseautage au moyen de la page Xchange, organiser des activités pour annoncer gratuitement leurs produits et services, faire du commerce électronique et du troc et trouver du télétravail, et ce, tout en restant à la maison. Un cyberbabillard leur permet de lancer des idées et d’échanger sur leurs expériences et facilite le réseautage, tandis que des spcécialistes du développement des affaires et de l’entrepreneuriat répondent à leurs questions dans une rubrique destinée à cette fin.
La subvention accordée au projet en cours appuie les travaux de recherche entrepris par eHomemakers pour brosser un tableau des divers défis sociaux et économiques que les femmes au foyer doivent relever et pour cerner les obstacles sexospécifiques qu’elles doivent surmonter. Dans le cadre du projet, les chercheurs reçoivent une formation en recherche sur les sexospécificités et effectuent des études de cas sur les enjeux du travail à domicile en milieu urbain en Malaisie, en Thaïlande et en Indonésie. eHomemakers exécute l’étude en Malaisie et coordonne celles qui sont menées en Indonésie et en Thaïlande. Les constatations permettront aux décideurs et aux responsables des politiques de disposer d’un portrait de la situation des travailleuses à domicile et de leur utilisation des programmes d’appui aux TIC. Titre : Travailleuses à domicile et technologies de l’information et de la communication en Asie du Sud-Est | Projet no 102792 | Période visée : 2004–2006 Contribution du CRDI : 172 375 CAD Personne à contacter au CRDI : Kathleen Flynn-Dapaah Partenaire de recherche : Chong Sheau Ching, eHomemakers, PO Box 3031, Taman Tun Dr Ismail, 60000 Kuala Lumpur, Malaysia • Tél. : +60 03 78 79 3754 • Téléc. : +60 03 77 27 3959 • Courriel : csching@pc.jaring.my • Site Web : www.ehomemakers.net |
L’innovation biopharmaceutiqueL’expérience récente montre que le processus de développement nécessite la maîtrise d’un vaste éventail de technologies. Toutefois, certains pays et secteurs ont fait preuve d’un plus grand dynamisme que d’autres et, ce faisant, se sont dotés de systèmes d’innovation très vigoureux. Mais comment et pourquoi ?
Grâce au CRDI, le Centre de recherche économique et sociale et de formation de Maastricht pour l’innovation et la technologie de l’Université des Nations Unies (UNU-MERIT) compare les structures institutionnelles et les politiques de cinq pays en développement et tente de repérer celles qui favorisent l’établissement de systèmes dynamiques d’innovation en biotechnologie. L’étude comparative porte sur les systèmes d’innovation biopharmaceutique au Kenya, en Malaisie, au Nigeria, en Tanzanie et au Vietnam. Dans chacun des pays, l’UNU–MERIT collabore avec des chercheurs recrutés sur place, les gouvernements et d’autres intervenants.
Les systèmes d’innovation se nourrissent de la collaboration entre les entreprises au cours du processus d’apprentissage, puis de l’acquisition constante de capacités technologiques internes de production et d’innovation sous l’effet de pressions externes. L’analyse des systèmes d’innovation biopharmaceutique dans les pays choisis permettra de formuler des recommandations visant le renforcement de ces processus. Titre : Étude comparative des systèmes d’innovation biopharmaceutique dans cinq pays (projet mondial) | Projet no 102960 | Période visée : 2005–2007 Contribution du CRDI : 293 400 CAD Personne à contacter au CRDI : Jean Woo Partenaire de recherche : Oyebanji Oyelaran-Oyeyinka, UNU-MERIT, Keizer Karelplein 19, 6211 TC Maastricht, The Netherlands • Tél. : +31 43 350 6300 • Téléc. : +31 43 350 6399 • Courriel : oyeyinka@intech.unu.edu |
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