ID : 128651
Ajouté le : 2008-08-02 22:25
Mis à jour le : 2009-12-03 12:04
Refreshed: 2010-09-01 17:06
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Photo : Banque mondiale
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Le CRDI appuie des travaux de recherche au Nigeria depuis 1971. Son vaste réseau de partenaires dans le pays lui a permis de contribuer largement à la production de connaissances, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la nutrition et de la santé.
L’appui consenti aux chercheurs nigérians a toutefois diminué après qu’un gouvernement militaire répressif a pris le pouvoir en 1993 et que l’opposition politique a été muselée. Le Canada et le Nigeria ont suspendu leurs relations diplomatiques pendant quatre ans, pour les renouer en 1998 lorsque que le pays s’est engagé dans un processus de démocratisation. Le CRDI a alors eu tôt fait d’emboîter le pas.
Le Nigeria est actuellement aux prises avec une foule de problèmes d’ordre politique, social et économique alors qu’il s’affaire à mettre en place les structures d’un gouvernement démocratique et à en adopter les pratiques. La santé est notamment un enjeu prioritaire pour le nouveau gouvernement qui fait face à un système de santé inapte à dispenser les moindres services de base. En 2005, ce gouvernement a conclu un partenariat avec le CRDI et l’Agence canadienne de développement international afin d’instaurer un système de santé qui soit efficient, efficace et adapté aux besoins, fondé sur la production et la gestion locales de données sur la santé et la maladie. Le CRDI, qui appuie la recherche en santé au Nigeria depuis longtemps, aidera à poser les bases du projet qui s’échelonnera sur cinq ans et en assurera la surveillance technique.
Par ailleurs, depuis la fin de 2004, le CRDI siège au conseil consultatif international chargé de superviser l’élaboration d’un plan d’action en matière de sciences et de technologie (S-T). Ce plan permettra de revitaliser le milieu de la S-T du Nigeria.
Depuis la reprise des rapports avec les chercheurs nigérians, le CRDI a également appuyé la recherche sur les politiques de réduction de la pauvreté, sur la décentralisation, sur la participation des femmes et sur l’agriculture urbaine.
Grâce à l’appui du CRDI, le Nigerian Institute for Social and Economic Research (NISER) produit des données qui aideront le gouvernement à évaluer les mesures d’ajustement économique nécessaires pour réformer l’économie en fonction des conséquences que ces mesures peuvent avoir sur les pauvres. Dernièrement, le NISER a mis deux études à la disposition des décideurs : une première portant sur les mesures aptes à stimuler la croissance économique et leurs incidences sur la pauvreté, et une autre sur le secteur manufacturier non structuré.
Les ressources disponibles pour la recherche sont extrêmement limitées au Nigeria, bien que le pays ait la réputation de former des chercheurs comptant parmi les meilleurs en Afrique. Aussi, au cours des dernières années, le CRDI a-t-il soutenu les économistes nigérians de diverses façons de sorte qu’ils puissent poursuivre leurs travaux. Le NISER et l’African Institute of Applied Economics ont ainsi tous deux reçu de l’aide de la part du Secrétariat d’appui institutionnel à la recherche économique en Afrique (SISERA), un secrétariat du CRDI établi à Dakar. Le SISERA a aidé ces deux établissements à raffermir leurs bases et à soutenir leurs équipes de recherche. (Avant de devenir une entité autonome, le SISERA était au CRDI.) En outre, le Bureau régional de l’Afrique occidentale et centrale du CRDI a participé à la publication et à la diffusion d'ouvrages essentiels en économie dont les universitaires et les décideurs font grand usage.
Parmi les initiatives que le CRDI a appuyées avant 1993, il en est une qui se distingue particulièrement, à savoir la recherche sur le soya réalisée en trois phases par l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA). Les chercheurs ont en effet mis au point des moyens d’accroître la production, d’améliorer la transformation et de promouvoir la consommation de cet aliment bon marché et riche en protéines.
Les efforts consentis par le Centre à la fin des années 1980 pour améliorer les installations du laboratoire consacré à la fabrication de vaccins contre la fièvre jaune à Lagos sont également dignes d’intérêt. Grâce à une importante subvention, le ministère de la Santé du Nigeria a en effet été en mesure de moderniser et d’agrandir ses installations de production de vaccins en vue de lutter contre les fréquentes épidémies de cette maladie virale à sévir dans le pays, tout comme dans les pays voisins. Toutefois, cette réalisation a pratiquement été réduite à néant dans les années 1990 sous le régime militaire.
En tout, le CRDI a appuyé 111 projets de recherche menés au Nigeria. Ces projets, dont certains d'envergure régionale, représentent quelque 20 millions CAD. Neuf de ces initiatives, totalisant 5,4 millions CAD, sont actuellement en cours.
QUELQUES PROJETSPlanification d’un nouveau système de soins de santé primairesLes indicateurs de santé, notamment les taux de mortalité maternelle, juvénile et infantile, sont élevés au Nigeria. Le gouvernement est déterminé à améliorer la santé de la population et, à cet égard, il s’apprête à entreprendre une réforme complète du secteur de la santé avec l’aide de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et du CRDI.
L’ACDI prévoit ainsi verser 15 millions CAD au projet Données probantes et systèmes de santé au Nigeria (NEHSI) mené dans les États de Bauchi et de Cross River. Le projet permettra de renforcer les capacités locales et d’entreprendre la production et la gestion locales de données probantes sur la santé et la maladie. Le CRDI dirigera la phase de planification et supervisera les équipes (qui seront sélectionnées dans le cadre d’appels à propositions) chargées de mettre en place une structure administrative et des systèmes permettant de compiler les données à l’échelle locale. Le Centre aidera également à mobiliser les intervenants de la collectivité, des divers ordres de gouvernement (local, étatique, fédéral) et des secteurs susceptibles de contribuer à l’instauration d’un système de santé primaire adapté aux besoins. Titre : Données probantes et systèmes de santé au Nigeria, phase de planification | Projet no 102436 | Période visée : 2005–2007 Contribution du CRDI : 369 277 CAD Personne à contacter au CRDI : Sharmila Mhatre Partenaires de recherche : Neil Andersson, CIET Africa, 71 Oxford Rd., Saxonwold 2196, Johannesburg, South Africa • Tél. : +27 11 64 65 854 • Téléc. : +27 11 64 65 862 • Courriel : neil@ciet.org ? Martin Meremikwu, University of Calabar Teaching Hospital, Calabar, Cross River State, Nigeria • Tél. : +234 803 67 42 377 • Courriel : mmeremiku@yahoo.co.uk |
 | Photo : Curt Carnemark/Banque mondiale |
Les incidences de la décentralisation sur les femmesLa décentralisation est généralisée en Afrique et fait maintenant partie du train type de mesures de réforme recommandées par les grands bailleurs de fonds. On ne sait toutefois pas ce qu’il advient de la protection et de la concrétisation des droits des femmes, que la plupart des gouvernements de l’Afrique subsaharienne reconnaissent comme des buts du développement, dans un État en pleine décentralisation. La Obafemi Awolowo University du Nigeria a obtenu l’une des cinq subventions octroyées pour la documentation et l’analyse de mesures de décentralisation précises qui ont joué en faveur ou à l’encontre des droits des femmes en Afrique subsaharienne. Le but : éclairer la conception et la mise en oeuvre de réformes futures afin qu’elles favorisent les droits des femmes et des jeunes filles.
Les chercheurs du Centre for Gender and Social Policy Studies de l'université mènent des enquêtes, des entrevues et des discussions auprès de groupes formés de fonctionnaires, de représentants élus et de membres de ménages. Ces activités visent à découvrir si les femmes qui occupent des postes d’autorité se comportent différemment des hommes, le genre d’incidences que la délégation de pouvoirs aux autorités locales a sur les femmes et si la problématique hommes-femmes est prise en compte dans la planification et la budgétisation.
Les chercheurs en sont déjà venus à la conclusion que, jusqu’à maintenant, l’engagement du gouvernement à l’égard de l’autonomisation des femmes est plutôt faible. Ils ont également constaté que la population féminine n’était pas suffisamment structurée et qu'elle était trop fragmentée pour pouvoir travailler collectivement à transformer le système et à l’adapter de sorte qu’il tienne compte des droits des femmes. Les chercheurs proposeront donc des plans d’action visant à améliorer le rôle des femmes à titre de leaders et d’agentes de changement. Titre : Décentralisation et droits des femmes | Projet no 102076-004 | Période visée : 2004–2006 Contribution du CRDI : 660 000 CAD Personne à contacter au CRDI : Pamela Michele Golah Partenaire de recherche : Simi Afonja, Centre for Gender and Social Policy Studies, Obafemi Awolowo University, PO Box 1092, Campus Post Office, Ile-Ife, Osun State, Nigeria • Tél. : +234 36 23 2401 • Téléc. : +234 36 23 3128 • Courriel : simiafonja@yahoo.com • Site Web : www.oauife.edu.ng |
Réduction des risques associés à l’élevage urbainL’urbanisation se poursuivant au Nigeria, la demande de viande croît. L’élevage d’un grand nombre d’animaux se fait déjà dans la région périurbaine de nombreuses villes. Cette activité produit des revenus pour les éleveurs et pour ceux qui s’occupent de la transformation et de la mise en marché. Toutefois, la concentration accrue d’animaux à proximité des êtres humains, les conditions qui existent dans les abattoirs, et la possibilité de consommer des animaux malades présentent un danger pour la santé.
Les chercheurs associés à l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), situé au Kenya, effectuent une enquête auprès des ménages dans les villes d’Ibadan et de Kaduna en vue de produire des données et des analyses socioéconomiques sur les éleveurs d’animaux destinés à la consommation. Le recours à des groupes de discussion et des entrevues approfondies permettront de saisir les perceptions des gens au regard de la santé et des risques en matière de santé publique. Ces connaissances pourront servir à des études ultérieures sur les risques associés à l’élevage urbain ainsi qu’à la mise au point de mesures permettant d’atténuer ces risques. L’étude a pour objectif de sensibiliser les parties intéressées et de favoriser l’adoption de politiques municipales en vue de protéger et de renforcer les stratégies de subsistance des citadins pauvres axées sur l’élevage.
En collaborant avec le CRDI, les chercheurs ont pu s’initier aux méthodes participatives, par lesquelles les membres de la collectivité sont invités à prendre part à la recherche sur les sciences sociales, épidémiologiques et environnementales. Titre : Réduction des risques associés à l’élevage urbain | Projet no 100902 | Période visée : 2003–2006 Contribution du CRDI : 684 920 CAD Personne à contacter au CRDI : Ana Boischio Partenaire de recherche : Thomas Randolph, Institut international de recherche sur l’élevage, PO Box 30709, Naivasha Road, Nairobi, Kenya 00100 • Tél. : +254 20 42 23 067 • Courriel : ilri-kenya@cgiar.org • Site Web : www.ilri.cgiar.org |
 | Photo : Curt Carnemark/Banque mondiale |
Des données économiques afin de réduire la pauvretéPrès des deux tiers des habitants du Nigeria sont pauvres et ne réussissent pas à combler leurs besoins de base. Le gouvernement s’est donné pour tâche de réduire d’au moins de moitié le pourcentage de Nigérians pauvres d’ici 2015, conformément aux objectifs du Millénaire pour le développement établis par les Nations Unies. À cette fin, il a mis en oeuvre une « stratégie nationale de développement et d’autonomisation économique », un programme d’éradication de la pauvreté, doublé d’un programme de réforme prévoyant la participation de tous les ordres de gouvernement.
Grâce au soutien du CRDI, le NISER a entrepris d’aider le gouvernement en lui fournissant des données sur les incidences que certaines politiques ont sur les ménages et les petites entreprises. Le NISER s’est procuré l’équipement informatique nécessaire à son travail et il a formé les chercheurs aux nouvelles techniques. L’Institut a réalisé des études visant à cerner les méthodes de stimulation de la croissance économique qui sont favorables aux pauvres et à comprendre comment le secteur manufacturier non structuré, où se retrouvent les chômeurs, peut contribuer à réduire la pauvreté.
Au cours du projet, le NISER est devenu membre du Réseau de recherche sur les politiques économiques et la pauvreté, appuyé par le CRDI et administré conjointement par l’Angelo King Institute for Economic and Business Studies des Philippines et le Centre interuniversitaire sur le risque, les politiques économiques et l’emploi du Canada. Titre : Impacts micros des politiques macroéconomiques et d’ajustement au Nigeria | Projet no 102121 | Période visée : 2003–2007 Contribution du CRDI : 265 330 CAD Personne à contacter au CRDI : Sharmila Mhatre Partenaire de recherche : B. Oni, Nigerian Institute of Social and Economic Research (NISER), PMB 5 UI Post Office, Oyo Road, Ojoo, Ibadan, Oyo State, Nigeria • Tél. : +234 02 81 02 904 • Téléc. : +234 02 81 01 194 • Courriel : info@niser.org • Site Web : www.niser.org |
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