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Rodrigo Bonilla

ID : 128662
Ajouté le : 2008-08-04 9:54
Mis à jour le : 2008-12-08 3:04
Refreshed: 2010-09-01 17:06

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Le CRDI à Singapour

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Photo CRDI : Nadine Robitaille


Le CRDI ne finance plus de projets de recherche à Singapour, mais y a toujours pignon sur rue, puisque le pays accueille son bureau régional de l’Asie du Sud-Est et de l’Est, qui demeure la plaque tournante des activités du Centre dans cette partie du monde.

La plupart des recherches financées par le CRDI à Singapour ont été exécutées dans les années 1970 et 1980, alors que le pays était en plein développement socioéconomique. En 1989, les progrès réalisés ont amené le CRDI à retirer son appui aux projets axés sur Singapour, pays alors fortement industrialisé qui affichait le revenu par habitant le plus élevé en Asie du Sud-Est et qui disposait de bons systèmes d’éducation, de santé et de sécurité sociale.

C’est en 1971 que le CRDI a ouvert l’un de ses six bureaux régionaux à Singapour afin de coordonner les programmes dans la région. Depuis 1993, on y gère le Programme d’économie environnementale pour l’Asie du Sud-Est (EEPSEA). Financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), l’Agence suédoise de coopération internationale au développement et le CRDI, EEPSEA fait partie du nouveau Programme d’économie environnementale du CRDI; il a pour but d’offrir de la formation et de favoriser l’analyse économique de questions environnementales dans 10 pays d’Asie. Sa démarche novatrice, qui a permis de constituer un réservoir de chercheurs capables de conseiller judicieusement les responsables des politiques de l’Asie du Sud-Est, est maintenant adoptée dans d’autres régions grâce à l’appui du CRDI et d’autres bailleurs de fonds.

En 1994, quand l’utilisation d’Internet s’est répandue en Asie, le CRDI a créé le Collaboratoire Pan Asie pour la recherche, l’expérimentation et la formation, un projet dont s’occupait le bureau régional de Singapour. Le CRDI a ainsi soutenu ses partenaires en Asie — des organismes sans but lucratif et des établissements de recherche — afin qu’ils fassent l’essai de technologies Internet telles que la cyberconférence, l’apprentissage virtuel et le commerce électronique pour faire progresser leurs recherches et leurs travaux de développement. À la fin des années 1990, le gouvernement de Singapour a commencé à favoriser les applications fondées sur le contenu, et le site multimédia du Collaboratoire Pan Asie, considéré comme ayant fait oeuvre de pionnier dans ce domaine, a su gagner la confiance de l’Infocomm Development Authority de Singapour qui lui a accordé près de 330 000 CAD. En 2003, le CRDI a confié la responsabilité de gérer le Collaboratoire Pan Asie à l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), établie à Jakarta, en Indonésie.

Photo CRDI : Nadine Robitaille

Bien que l’aide à la recherche accordée par le CRDI ne vise plus Singapour, le Centre finance à l’occasion des partenaires de recherche singapouriens s’intéressant à des questions qui se révèlent pertinentes pour les pays en développement de l’Asie. Ainsi, par l’intermédiaire du Centre for Environment, Gender and Development de Singapour, le CRDI a soutenu une série d’études interreliées portant sur les moyens de subsistance des femmes, études menées par des équipes locales dans plusieurs pays asiatiques. Le CRDI a aussi offert des fonds de démarrage en vue de la création à Singapour d’une section du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme. Il a également appuyé la participation de chercheurs, dont un de la Lee Kuan Yew School of Public Policy de l’Université nationale de Singapour, à une conférence régionale tenue en Indonésie en 2005 et ayant traité de l’influence que peuvent exercer sur la formulation de politiques les recherches menées par les facultés et écoles qui, en Asie, se penchent sur les politiques publiques.

Le CRDI continue d’entretenir des liens avec les chercheurs singapouriens. Il finance entre autres l’organisation de séminaires régionaux. Ainsi, le bureau régional du Centre collabore avec l’Asia Research Institute de l’Université nationale de Singapour à la tenue d’une consultation régionale axée sur les sexospécificités et la migration. En 2005, cet institut a tenu un atelier sur le microcrédit en Asie du Sud-Est, et une petite subvention du CRDI a permis de couvrir les frais de déplacement de certains des participants.

Durant les années 1980, des chercheurs de l’Université nationale de Singapour, soutenus par le CRDI, ont mis au point un système informatique de commande et de suivi de procédés industriels et agricoles. Au Sri Lanka, le système a permis d’améliorer le rendement énergétique du séchage du thé et, ainsi, de réduire la consommation de bois de feu et d’électricité. La société Eutech Cybernetics a été créée à la suite du projet afin de commercialiser la technologie. En 1996, le ministre du Commerce international du Canada a remis au chercheur principal du projet, Hari Gunasingham, un certificat de reconnaissance pour souligner sa contribution à l’avancement de la science, des affaires et du développement durable.

Les recherches menées sur les eaux usées dans les années 1970 sont toujours d’actualité. Avec l’appui du CRDI, des chercheurs ont mis au point un processus qui permet de traiter les eaux usées à l’aide de bassins contenant une forte concentration d’algues. À l’époque, les eaux usées des porcheries contaminaient les sources d’eau peu abondantes de Singapour et menaçaient la santé de la population. Les recherches ont démontré l’efficacité des bassins d’algues : ils constituent un moyen éconergétique d’épuration de grandes quantités d’eaux usées et peuvent être aménagés, exploités et entretenus à peu de frais. Partout dans le monde, les résultats de ce projet avant-gardiste continuent de susciter l’intérêt tant des chercheurs que des organismes qui tentent de trouver d’autres méthodes pour éliminer les déchets. L’un des chercheurs ayant participé à ce projet, Lee Boon Yan, qui était alors rattaché au Département de la production primaire du ministère du Développement national, est aujourd’hui ministre de l’Information, de la Communication et des Arts.

Depuis 1975, le CRDI a versé 3,3 millions CAD à 25 projets menés à Singapour, dont certains d’envergure régionale.










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