ID : 128684
Ajouté le : 2008-08-04 21:57
Mis à jour le : 2008-12-08 3:21
Refreshed: 2010-06-19 08:31
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Photo CRDI : Dan Lightfoot
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Depuis une trentaine d’années, le CRDI procure un appui occasionnel aux travaux des chercheurs syriens portant, pour une bonne part, sur l’agriculture et la consommation d’eau. À l’heure actuelle, seul un tiers de la masse terrestre syrienne, composée de plaines fertiles, de montagnes et de désert, est cultivé. Pourtant, l’agriculture constitue le principal secteur d’activité économique de la Syrie et assure la subsistance du tiers de sa population. Qui plus est, on prête une attention encore plus vive à l’agriculture depuis la création, en 1977, — avec l’aide du CRDI et de la Fondation Ford — du Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (ICARDA), dont le bureau principal se trouve à Alep, ville du nord de la Syrie. Le CRDI appuie actuellement une initiative de recherche mondiale sur des méthodes d’amélioration phytogénétique faisant appel à la participation de petits exploitants agricoles, initiative à laquelle prennent part l’ICARDA et des partenaires de recherche chinois, philippins et sénégalais. L’ICARDA évalue les coûts et les avantages de l’institutionnalisation de démarches participatives d’amélioration phytogénétique en Syrie et en Jordanie, dans le but de faire valoir la nécessité d’en étendre la portée à l’échelle nationale. Ces démarches s’appuient sur des années de recherches financées par le CRDI en Syrie et ailleurs dans la région. L’ICARDA contribuera également à l’étude des contraintes liées à la mise en vente officielle de variétés végétales, à la certification des semences et aux droits de propriété intellectuelle en vigueur lorsque de nouvelles variétés sont créées au moyen de méthodes participatives. La commission générale pour la recherche scientifique et agricole (GCSAR) de la Syrie collabore à ce volet du projet.
La Syrie fait également l’objet d’activités du domaine de programme Technologies de l’information et de la communication au service du développement (TIC-D) du CRDI et participe à l’initiative régionale concernant la demande d’eau, WaDImena.

| Photo CRDI : Jan Kassay | Le CRDI a effectivement inclus la Syrie dans sa programmation TIC-D après une étude préliminaire réalisée en 2005 sur les besoins en matière de TIC et leur utilisation pratique au Moyen-Orient. Dans le cadre de cette étude — qui portait sur la Jordanie, le Liban, la Syrie, la Cisjordanie et Gaza, ainsi que le Yémen — des experts ont défini les besoins et les priorités au cours d’un atelier tenu à Damas, en Syrie, en juin de la même année. Ainsi, la programmation TIC-D pour la Syrie comprendra des séances de formation, de petites subventions accordées par voie de concours pour des projets de recherche appliquée ainsi que la mise en commun de renseignements et d’expériences. Il s’agit, en effet, de renforcer les capacités de recherche appliquée et de développer les connaissances sur l’utilisation des TIC au service du développement économique, social et humain.
WADImena est une démarche quinquennale qui vise à une consommation d’eau plus efficiente, plus équitable et plus durable au Moyen-Orient. Le CRDI finance et coordonne l’initiative, avec, en outre, l’appui financier de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et du Fonds international de développement agricole (FIDA). WaDImena cherche à faciliter l’adoption et l’application de stratégies et d’outils de gestion des besoins en eau dans la région. Les spécialistes syriens de la question s’entretiennent avec des spécialistes d’autres pays participants et bénéficient d’activités de renforcement des capacités pour être plus à même de s’attaquer aux questions politiques, sociales, environnementales et d’équité liées à leur travail.

| Photo CRDI : Allessandra Galie | Nombre de recherches que le CRDI a appuyées financièrement en Syrie dans les années 1990 et plus récemment avaient trait à l’eau et, plus particulièrement, à l’irrigation, à la gestion de la demande d’eau ainsi qu'à l’aménagement et à la préservation du bassin du fleuve Nahr el Kebir dans la plaine d’Akkar, située dans le sud de la Syrie, à la frontière avec le Liban. Au milieu des années 1990, des chercheurs du Conseil national de la recherche scientifique du Liban et de l’Organisation générale de télédétection de la Syrie ont analysé, au moyen de techniques de télédétection, la qualité de l’eau du bassin du fleuve — dans sa partie se trouvant dans la plaine d’Akkar. Ils ont découvert que, bien que le bassin renferme suffisamment d’eau pour satisfaire les besoins futurs, le niveau de pollution bactérienne et organique y est fort élevé. Ils ont donc organisé une campagne visant à sensibiliser le public aux problèmes de qualité de l’eau dans la région.
Dans les années 1990 également, le CRDI a appuyé des recherches sur les effets de l’irrigation à l’eau saumâtre dans le nord de la Syrie. En raison des pénuries d’eau en Syrie, il est devenu courant d’irriguer les cultures avec de l’eau saumâtre dans les zones arides et semi-arides. Or cette façon de faire pourrait entraîner une salinisation du sol et, ainsi, diminuer les rendements agricoles. Par conséquent, des chercheurs de l’ICARDA, de l’Université d’Alep et du département de génie des bioressources de l’Université McGill ont étudié les répercussions des méthodes d’irrigation et de gestion des cultures au moyen d’eau salée dans le nord-est de la Syrie, et leurs efforts ont contribué à faire valoir le bien-fondé de travaux de recherche sur la question de l’utilisation des eaux saumâtres en agriculture.

| Photo CRDI : Helene Lessard
| Parmi les résultats de travaux antérieurs financés par le CRDI figure un système d’information agricole que le ministère de l’Agriculture et de la Réforme agraire de la Syrie a mis en place dans les années 1980 afin de permettre la mise en commun des connaissances entre la Syrie et d’autres pays arabes.
Bref, depuis 1977, le CRDI a appuyé financièrement, à hauteur d’environ 3 millions CAD, 18 activités de recherche menées en Syrie, dont certaines de portée régionale.
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