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Le CRDI finance actuellement la collaboration du Groupe d’études et de recherches interdisciplinaires sur la Méditerranée (GERIM), à l’Université de Tunis, avec le projet Mondialisation et autonomie que dirige William Coleman, professeur à l’Université McMaster, au Canada. Cette vaste étude internationale se fonde sur la prémisse que, dans le contexte actuel de la mondialisation, l’autonomie tant individuelle que collective devient l’un des enjeux les plus importants au monde. À long terme, ce projet auquel participent plus de 60 chercheurs vise à créer un centre international virtuel de recherches sur les problèmes découlant de la mondialisation. Par ailleurs, une équipe de chercheurs et de conseillers municipaux de Tunis a suivi un cours d’agriculture urbaine donné par l’Université américaine de Beyrouth. D’autres groupes de participants provenaient du Liban, de la Syrie, de la Jordanie,
Dans un autre ordre d’idées, des chercheurs et des décideurs tunisiens bénéficieront des retombées du projet que réalisent deux organisations non gouvernementales (ONG) avec l’aide financière du CRDI pour offrir des logiciels et des contenus Internet en langues africaines et en arabe. D’ailleurs, d’autres partenaires du Centre s’emploient à combler le fossé numérique dans lequel se trouve le continent africain. Ils verront donc à offrir information et formation aux décideurs d’Afrique afin de les aider à procéder judicieusement au choix de technologies sans fil servant de complément bon marché et dynamique aux réseaux câblés. En outre, la Tunisie compte parmi les participants à un vaste programme régional de gestion de la demande d’eau qui vise à améliorer l’exploitation des ressources hydriques existantes. Depuis une dizaine d’années, le CRDI, l’Agence canadienne de développement international et le Fonds international de développement agricole financent différents projets de recherche de même qu’un réseau de chercheurs spécialisés dans le domaine de la gestion de la demande d’eau au Moyen-Orient. En 2004, ces bailleurs de fonds ont créé WADImena, un programme quinquennal coordonné par le Centre et constituant une nouvelle source de financement pour les chercheurs du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Ce programme aide les décideurs, les chercheurs et la société civile à élaborer des politiques et à trouver des solutions pratiques pour une exploitation plus efficiente, plus équitable et plus durable des ressources hydriques. Par ailleurs, les recherches que finance le CRDI ont contribué à enrichir les connaissances et les compétences des chercheurs et des décideurs tunisiens dans différents domaines. Par exemple, le Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches (ICARDA), un organisme syrien, a conçu de nouvelles haies brise-vent, ces plantations d’arbres qui protègent les cultures des forts vents marins. Des ateliers régionaux — dont un s’est tenu en Tunisie — ont aidé les chercheurs à cerner les lacunes sur le plan des connaissances et à rassembler des données ventilées par sexe dans des domaines comme le logement, la santé et l’emploi. Le CRDI et d’autres bailleurs de fonds internationaux ont financé ces ateliers organisés conjointement par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale et le Centre de recherche et de formation pour les femmes arabes, de Tunis. Depuis 1975, le CRDI a injecté quelque 7 millions CAD dans 44 activités de recherche menées en Tunisie. QUELQUES PROJETSLa mondialisation et l’autonomieUne équipe de chercheurs de l’Université de Tunis participe à un vaste projet international de recherche sur la mondialisation et l’autonomie qui regroupe plus de 60 établissements d’enseignement. Titulaire de la chaire canadienne de recherche sur la gouvernance mondiale et la politique publique, le professeur William Coleman, de l’Université McMaster, dirige ce projet financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. L’étude en question porte essentiellement sur le rapport entre la mondialisation et l’acquisition de l’autonomie. D’après les chercheurs, les relations entre la mondialisation et l’autonomie sont souvent à l’origine de débats ardus et de conflits autour du bien-être socioéconomique des populations de toutes les régions du monde. Le CRDI finance la participation au projet du professeur Yassine Essid, du Groupe d’études et de recherches interdisciplinaires sur la Méditerranée, à l’Université de Tunis. Par ailleurs, une équipe tunisienne affiliée est composée de 16 chercheurs de différentes disciplines et de différents pays. Les résultats de leurs travaux de recherche sont présentés dans le recueil intitulé Globalization and Autonomy Online Compendium que diffuse l’équipe du projet, ainsi que dans la collection Globalization and Autonomy Series publiée par les Presses de l’Université de la Colombie-Britannique. Chacun des membres de l’équipe contribue également aux journaux et aux revues de sa discipline. Parmi les objectifs à long terme du projet figure la création d’un centre international virtuel de recherches sur les questions de mondialisation et d’autonomie.
Cours d’agriculture urbaineL’intérêt pour l’agriculture urbaine comme moyen de développement n'a cessé de s'intensifier depuis le milieu des années 1990. Pour peu qu’elle soit appuyée par des politiques efficaces et de bonnes pratiques, l’agriculture urbaine peut réduire la pauvreté, améliorer la nutrition, diminuer les ordures (grâce au compostage) et embellir le paysage urbain. Des partenaires du CRDI au Moyen-Orient et en Afrique du Nord souhaitaient en apprendre davantage sur la question, surtout sur la façon de passer concrètement de la recherche à l'action. Grâce au soutien du CRDI, l’Université américaine de Beyrouth (AUB) a pu concevoir un cours de trois semaines en agriculture urbaine à l’intention d’équipes de chercheurs et de conseillers oeuvrant auprès des municipalités. Le cours, offert en septembre 2005, a fait l'objet d'une évaluation. L’AUB a préparé de la documentation en arabe aux fins de ce cours ainsi que pour consultation ultérieure. Des équipes municipales pluridisciplinaires de la région, possédant déjà de l'expérience en agriculture urbaine, dont une de la ville de Tunis, en Tunisie, ont suivi le cours. En guise de suivi à la formation, ces équipes travaillent actuellement à l'élaboration de projets pilotes s’inspirant des enseignements tirés du cours. L’équipe de Tunis entreprendra, pour sa part, un projet visant à recueillir, stocker et réutiliser l’eau de pluie aux fins de l’agriculture urbaine au moyen de systèmes installés sur les toits. L’équipe s’allie également l’appui d’étudiants afin de sensibiliser la population aux bienfaits de l’agriculture en milieu urbain.
Des logiciels et des contenus Internet adaptés aux langues et aux cultures localesPour exploiter à fond les ressources des ordinateurs et d’Internet, les utilisateurs doivent, cela va de soi, disposer de logiciels et de contenus dans une langue qu’ils comprennent. Or ceux-ci n’existent habituellement qu’en anglais et dans certaines autres langues occidentales. Ce projet — que dirige Kabissa, une organisation non gouvernementale (ONG) des États-Unis, en partenariat avec d’autres ONG et des associations et instituts américains et locaux — vise à accroître l’accessibilité aux technologies de l’information et de la communication et leur utilité pour les utilisateurs multilingues de l’Afrique du Nord, en localisant plus rapidement les logiciels et les contenus Internet, c’est-à-dire en les adaptant aux langues, cultures et préférences locales. La technologie deviendra ainsi un puissant outil de développement socioculturel dans les zones rurales. D’une durée de trois ans, ce projet prévoit une enquête préliminaire sur l’état actuel de la localisation en Afrique, un atelier où des experts africains et autres mettront en commun de l’information et délimiteront des champs de collaboration, ainsi qu’une base de données électronique regroupant des ressources à l’appui de la localisation dont pourront se servir les concepteurs de logiciels et les auteurs de contenus.
La technologie sans fil, un moyen de combler le fossé numériqueLes coûts élevés de l’infrastructure « câblée » classique retardent l’accès aux technologies de l’information et de la communication ainsi que le progrès social dans les pays en développement. Or, greffées aux réseaux classiques, les technologies sans fil comme le Wi-Fi et le Wi-Max ouvrent à ces pays la voie au monde des télécommunications bon marché et de qualité éprouvée. Elles se révèlent particulièrement utiles dans les endroits sans infrastructure, où, grâce à elles, les populations peuvent désormais accéder sans transition à la technologie de pointe. Toutefois, pour que la promesse de « combler le fossé numérique » soit tenue, il conviendra de bien coordonner les investissements des secteurs public, privé et sans but lucratif dans les infrastructures câblées et sans fil. Entre autres activités, des partenaires africains offrent des ateliers, donnent une formation individualisée sur la création de réseaux sans fil communautaires et élaborent des programmes d’études en anglais, en français et en arabe qui sont ensuite versés dans une logithèque de référence sur les technologies sans fil.
L’égalité : de la théorie à la pratiqueEn théorie, on reconnaît de plus en plus l’importance de l’autonomisation des femmes dans le contexte du développement. Dans la pratique, cependant, de nombreux pays du Sud ne disposent pas de données à jour qui les aideraient à corriger les inégalités hommes-femmes. La Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale et le Centre de recherches et de formation pour les femmes arabes, de Tunis, ont donc invité des producteurs et des utilisateurs de données statistiques à des ateliers régionaux tenus en Égypte, en Jordanie, en Cisjordanie et à Gaza ainsi qu’en Tunisie. Les participants ont alors eu l’occasion de cerner les lacunes sur le plan des connaissances et de rassembler des données ventilées par sexe dans des secteurs clés comme le logement, la santé et l’emploi. Au bout du compte, ces connaissances aideront les planificateurs, les formateurs, les responsables d’organisations nationales de femmes, les chercheurs et les spécialistes des sexospécificités à mieux promouvoir l’égalité entre les sexes, l’équité et l’autonomisation des femmes.
Le Maghreb mieux préparé à se mesurer à la concurrence mondialeCompte tenu des bouleversements que connaît le commerce mondial, il est important que les pays sachent reconnaître leurs avantages concurrentiels et adapter leur politique commerciale en conséquence. Cela vaut pour les pays de la région du Maghreb. Le Conseil national du commerce extérieur (CNCE) du Maroc a établi les avantages concurrentiels d’industries de ce pays de même que de l’Algérie, de la Tunisie et de la Mauritanie, et il a créé des indicateurs à partir de points de repère quantitatifs provenant d’organismes internationaux et d’une analyse quantitative de facteurs internes et externes influant sur la compétitivité. Les représentants d’industries, les chercheurs et les décideurs maghrébins peuvent donc se servir de ces indicateurs pour comparer les rendements industriels et, à partir des résultats, recommander des politiques favorisant les exportations. Par ailleurs, l’examen d’un échantillon d’entreprises a permis de découvrir pourquoi certaines industries s’en tirent bien et d’autres non. Bref, tout au long de ce projet, le CNCE a facilité l’établissement de liens entre universités et groupes professionnels, des liens grâce auxquels les industries locales continuent d’améliorer leur position concurrentielle sur les marchés internationaux.
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